Questions – Réponses

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La controverse. Questions posées à DÉVELOPPEMENT ET PAIX

Questions et réponses

Q1. Qu’en est-il de la controverse lancée par certains groupes, à l’effet que DÉVELOPPEMENT ET PAIX financerait l’avortement et le plaidoyer pro-avortement dans des pays du Sud global?

R1. Au printemps 2009, en pleine campagne du Carême de partage, un organisme militant de plaidoyer antiavortement et plusieurs blogues qui l’appuient sur Internet ont lancé des accusations sans fondement contre DÉVELOPPEMENT ET PAIX : ils alléguaient que nous avions financé ou appuyé, directement ou indirectement, l’avortement ou d’autres pratiques contraires aux valeurs de l’Évangile et à l’enseignement catholique.

Ces attaques contre DÉVELOPPEMENT ET PAIX ne se rattachent à aucun événement spécifique, à aucune action particulière de DÉVELOPPEMENT ET PAIX ou de nos partenaires. Elles correspondent à une campagne concertée, organisée et planifiée, dirigée délibérément contre notre Organisation.

Les groupes de plaidoyer de ce genre, qui sont axés sur une cause unique, en particulier ceux qui font campagne contre l’avortement, ne cessent de dénaturer les faits et de fausser la réalité afin d’atteindre leurs objectifs. Ils alimentent la rumeur, diffament les personnes ou les organismes et attaquent sans répit. Ils prennent dans leur mire toute organisation ou tout individu qui n’adhère pas à leurs conceptions dogmatiques sur les enjeux de société : c’est le cas de DÉVELOPPEMENT ET PAIX comme de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).

Au sein de la société nord-américaine, ces groupes font partie de secteurs marginaux très à droite et sont même associés à des groupes et à des individus qui ont eu recours à la violence pour publiciser leur cause et atteindre leurs objectifs.

DÉVELOPPEMENT ET PAIX a plus de 40 ans d’expérience dans le combat contre l’injustice, le travail avec les pauvres et la diffusion des enseignements de l’Église. Cet héritage, nous le prenons très au sérieux. Notre travail est reconnu et apprécié un peu partout à travers le monde et on nous respecte pour les millions de vies que nous avons pu toucher.

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Q2. L’une ou l’autre des accusations portées contre DÉVELOPPEMENT ET PAIX est-elle fondée?

R2. Absolument pas!

DÉVELOPPEMENT ET PAIX n’a ni financé ni appuyé d’activité contraire à ses convictions chrétiennes et à l’enseignement de l’Église catholique, et ne le fera pas non plus. Notre position a toujours été claire. Nous l’avons exposée à plusieurs reprises et nous la réaffirmerons, s’il le faut.

D&P continue de s’attaquer aux causes profondes de l’injustice sociale et de la pauvreté, en solidarité avec les pauvres et les défavorisés, conformément aux enseignements de l’Église. Notre travail reflète la riche tradition de l’enseignement social de l’Église, notamment l’importance donnée au principe fondamental de l’«option préférentielle pour les pauvres »

Fidèles à cette mission, nous n’acceptons pas que des groupes marginaux viennent déformer et dénaturer notre projet et nos valeurs, et saper ainsi le bon travail que nous faisons à travers le monde depuis 42 ans au nom de l’Église catholique du Canada.

 

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Q3. Dans quelle mesure ces allégations mensongères ont-elles affecté Développement et paix?

R3. Heureusement, nos membres et le clergé catholique ont eu la sagesse de nous donner le bénéfice du doute et de fonder leur jugement sur les faits et sur nos réalisations concrètes. Le Carême de partage 2009 a été un succès et l’impact financier sur l’organisation, en termes de diminution des dons individuels, a été très faible.

Ce que nos détracteurs ont réussi à faire, c’est de détourner temporairement de leur travail régulier l’attention et l’énergie de nos responsables.

 

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Q4. Qui sont les groupes qui lancent ces allégations? Quelle crédibilité ont-ils pour le faire? Ils semblent répandre ce qui pourrait passer pour une « preuve » de ce qu’ils avancent.

R4. Cette campagne de diffamation a été lancée par un groupe militant de lobbying antiavortement appelé Campaign Life Coalition : détenu et financé par des intérêts privés, ce groupe a des bureaux à Toronto et à Ottawa. Par le biais de son site Web, LifeSiteNews.com, il prend pour cibles des personnes et des groupes qui contreviennent à sa morale conservatrice et à son idéologie politique de droite. Campaign Life Coalition est membre d’un réseau international d’organisations analogues, l’International Right to Life Federation, qui affirme réunir des membres de plus de 170 pays au sein d’une fédération mondiale de groupes nationaux et d’individus pro-vie.

Campaign Life Coalition et LifeSiteNews.com ne sont ni des organismes de bienfaisance enregistrés ni  un service de presse accrédité, et ils ne sont en aucune façon affiliés à l’Église catholique. Il s’agit dans les deux cas d’organisations de lobbying contrôlées par des intérêts privés et qui font la promotion de leurs propres objectifs politiques. En dépit de ce que son nom pourrait laisser croire, LifeSiteNews.com n’est pas un service de presse accrédité mais bien un forum Internet mis au service d’un programme politique spécifique.

Dans cette campagne (comme dans d’autres) dirigée contre Développement et Paix et l’Église catholique au Canada, le site LifeSiteNews.com s’appuie sur des collaborateurs et des blogues indépendants dont il reprend les commentaires. Par nature, ces blogues sont des tribunes d’opinion non réglementées; leurs collaborateurs ne sont pas tenus, en droit, de garantir la véracité des faits qu’ils invoquent pour justifier leurs opinions ou leurs commentaires et ils ne sont pas liés par les normes professionnelles qui régissent le journalisme ou le reportage.

La majorité des internautes qui visitent le site de LifeSiteNews.com sont originaires des États-Unis. Le nombre de visites recensées dans les différents blogues qui collaborent avec LifeSiteNews.com dépend de la « popularité » de ces blogues, mais il se limite généralement à quelques centaines d’individus. En regard de la population catholique au Canada (et en Amérique du Nord), le nombre d’adeptes et de lecteurs de ces sites est insignifiant.

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Q5. Est-ce que DÉVELOPPEMENT ET PAIX a répondu à l’une ou l’autre de ces allégations? Certaines semblent indiquer que DÉVELOPPEMENT ET PAIX n’aurait pas de politiques internes claires sur les questions touchant la vie, l’avortement, la limitation des naissances et d’autres sujets qui prêtent à controverse actuellement au sein de l’Église catholique.

R5. Oui, nous avons répondu à toutes les allégations.

À notre demande, et avec notre soutien et notre entière collaboration, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a mis sur pied un comité d’enquête pour examiner publiquement la première série d’allégations dans cette affaire, allégations qui concernaient cinq de nos partenaires au Mexique. Le comité s’est rendu au Mexique, il y a rencontré la conférence épiscopale ainsi que nos partenaires mexicains, et il a déposé un rapport qui rejette clairement, comme dénuées de fondement, les allégations formulées contre nous.

DÉVELOPPEMENT ET PAIX est une organisation de laïcs catholiques, qui collabore étroitement avec la conférence des évêques catholiques, avec d’autres institutions catholiques ainsi qu’avec divers organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. Nous travaillons avec des partenaires qui partagent nos valeurs et notre engagement pour la justice sociale, mais toujours en conformité avec l’enseignement de l’Église catholique.

Nos politiques s’inspirent et découlent de ces valeurs et de cet enseignement. La foi catholique est au cœur de notre existence et de notre travail comme organisation. Nous sommes guidés et inspirés par les grands principes de notre foi, tels que les articulent les autorités morales et spirituelles de l’Église.

Nos principes de travail et notre engagement envers la foi catholique se retrouvent dans chacun des programmes et des projets que nous appuyons avec notre réseau international de développement. En 2003, nous avons adopté une politique institutionnelle sur le VIH/SIDA afin d’orienter notre travail sur cette question importante pour le développement international. Cette politique a été élaborée en consultation et en étroite collaboration avec la CECC. Et nous entendons continuer d’élaborer et d’adopter les politiques que nous jugerons nécessaires au travail que nous sommes appelés à réaliser.

 

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Q6. Qu’en est-il des partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX dans l’hémisphère sud (au Nicaragua, au Timor oriental ou au Nigeria, par exemple), qu’auraient « démasqués » les blogueurs anti-avortement? Qu’a fait ou que compte faire DÉVELOPPEMENT ET PAIX dans ces cas-là?

R6. Nous avons pour principe fondamental de ne subventionner et de n’appuyer aucune activité parrainée par un partenaire, qui ne correspondrait pas aux valeurs et à l’enseignement social catholique.

Les allégations à l’effet que certains de nos partenaires auraient fait la promotion de l’avortement sont délibérément fallacieuses et ont été fabriquées sur la base de rumeurs, de conjectures ou d’une interprétation erronée ou trompeuse de nos programmes et du travail de nos partenaires. Aucun des partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX cités dans l’une ou l’autre de ces attaques n’a jamais promu ou défendu de positions qu’on puisse objectivement qualifier de « favorables à l’avortement ».

Les propos incendiaires et irresponsables des blogueurs ont dénaturé le travail de nos partenaires engagés dans la défense des droits et de l’égalité des femmes en les faisant passer pour des  « partisans de l’avortement ». Dans plusieurs des incidents relevés, nos partenaires faisaient partie de larges coalitions d’organisations de la société civile qui travaillent avec leurs gouvernements respectifs pour améliorer la situation des droits de la personne. L’enjeu principal à l’origine des réactions de ceux qui nous attaquent est celui de la décriminalisation de l’avortement, qui reste une question hautement litigieuse dans plusieurs sociétés.

La nature de notre travail de promotion de la justice sociale nous entraîne souvent, avec nos partenaires, dans des contextes où il faut contester les institutions établies et les politiques publiques au nom de la justice et de l’équité.

Lorsque surviennent des problèmes ou des incidents en lien avec les positions de nos partenaires dans leur travail de plaidoyer, nous étudions chaque cas très attentivement, nous veillons à rester en communication avec notre partenaire et nous pratiquons avec lui un dialogue transparent. C’est ce que nous avons fait depuis qu’ont été soulevées ces allégations fallacieuses.

DÉVELOPPEMENT ET PAIX va continuer de veiller à la cohérence et au respect des valeurs que nous partageons avec tous nos partenaires du Sud global.

 

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Q7. Pourquoi certains diocèses et certains évêques ont-ils continué d’exprimer des réserves, et de prêter foi à ces groupes et à leurs accusations frivoles? Pourquoi certains diocèses ont-ils retenu le produit de la quête du Carême de partage 2009? Où veulent-ils en venir en posant de tels gestes? Quel a été l’impact de ces décisions sur le fonctionnement de DÉVELOPPEMENT ET PAIX?

R.7 Les allégations nous ont tous affectés.

Nous sommes une organisation laïque au sein de l’Église catholique du Canada. Il y a maintenant 42 ans que nous travaillons loyalement à lutter contre la pauvreté, l’injustice sociale et la violence à travers le monde.

Une attaque de cette nature, qui met en cause notre bonne foi et salit notre réputation, est troublante et déstabilisante: elle a touché non seulement le personnel de DÉVELOPPEMENT ET PAIX  mais chacun des 13 000 membres de notre organisation.

Cette secousse n’a évidemment pas épargné nos donateurs et les personnes qui nous appuient. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que nos évêques et nos prêtres aient été affectés, eux aussi, par les réactions dans leur diocèse ou leur paroisse. Dans bien des cas, les évêques ont été approchés par des paroissiens ou des fidèles de leur diocèse qui avaient visité les sites Web de ceux qui nous attaquent, et ces évêques ont pris contact avec nous pour nous demander des éclaircissements.

Certains de nos évêques ont exigé une enquête sur ces accusations; d’autres, à juste titre, ont demandé des précisions sur la répartition et l’utilisation de nos fonds; d’autres encore souhaitent mieux comprendre la nature et la portée de notre travail. Nous  répondons à toutes les questions que nous posent nos pasteurs.

La plupart des évêques canadiens sont bien au fait des activités du mouvement de plaidoyer antiavortement, car, collectivement et personnellement, des évêques ont été pris à partie par ces groupes dans diverses campagnes de presse.

 

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Q8. Outre l’archidiocèse de Toronto, combien y a-t-il de diocèses qui ont exprimé des « réserves » à l’idée de remettre à DÉVELOPPEMENT ET PAIX le produit du Carême de partage 2009?

R8. L’Église catholique compte 67 diocèses au Canada. Quand la controverse a éclaté, 6 diocèses se sont déclarés favorables à ce qu’un comité d’enquête établisse la véracité des accusations et ils ont retenu le produit du Carême de partage jusqu’à la publication des conclusions du comité.

Lorsque le comité a publié son rapport, qui concluait que les allégations étaient dénuées de fondement, 5 de ces diocèses ont confirmé leurs engagements envers DÉVELOPPEMENT ET PAIX pour la collecte de 2009. L’archidiocèse de Toronto, à cause de la structure particulière de sa campagne de carême, s’est engagé à remettre à DÉVELOPPEMENT ET PAIX l’équivalent de ce qu’il avait fourni lors de la collecte de l’année précédente (2008), sous réserve de la révision de certains protocoles de projets et de rapports. Nous sommes présentement en discussion avec l’archidiocèse au sujet de cette révision de l’entente sur la répartition des fonds.

 

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Q9. Est-ce que DÉVELOPPEMENT ET PAIX a donné suite aux recommandations formulées par le comité d’enquête et par quelques évêques?

R9. Oui. Notre conseil national a créé un sous-comité spécial (groupe de travail) pour étudier les recommandations du comité d’enquête de la CECC et pour examiner les politiques de fonctionnement de Développement et Paix afin d’éviter que se reproduise pareille controverse. Le groupe de travail a remis son rapport et ses recommandations au conseil national à sa réunion de novembre 2009.

Le comité de réflexion théologique de Développement et Paix a préparé un document de réflexion sur plusieurs des questions sous-jacentes à la controverse : il y démontre et y réaffirme la place de l’enseignement social catholique dans le travail de DÉVELOPPEMENT ET PAIX et de nos partenaires.

En décembre 2009, la CECC a nommé un comité ad hoc de quatre évêques, chargés pendant la prochaine année d’élaborer avec Développement et Paix un programme de réflexion et de ressourcement institutionnel et de resserrer la collaboration entre l’Organisation et les évêques du Canada. Ce comité fera rapport à l’assemblée plénière de la CECC en octobre 2010.

Entre-temps, les évêques du Canada (lors de leur assemblée plénière d’octobre 2009) ont confirmé à l’unanimité leur engagement à l’endroit de Développement et Paix pour la campagne nationale du Carême de partage 2010.

  

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Q10. Pourquoi DÉVELOPPEMENT ET PAIX ne présente-t-il pas de rapports aux conférences épiscopales des pays où il a des partenaires et des projets? Pourquoi les liens avec l’Église catholique semblent-ils distendus ou non existants dans les pays où nous avons des partenaires?

R10. DÉVELOPPEMENT ET PAIX a été créé à l’origine, au sein de l’Église catholique du Canada,  comme une organisation démocratique, formée de membres et destinée aux laïcs. Nous occupons une place spéciale au sein de l’Église en tant qu’organisation destinée aux laïcs/laïques catholiques actifs et engagés, qui militent pour la justice sociale en vertu de leur foi.

Nous collaborons étroitement avec des organismes et des institutions ecclésiastiques dans plusieurs pays. Plus de 40% de nos projets internationaux se font en partenariat direct avec des commissions épiscopales, des conférences épiscopales nationales ou des organisations membres du réseau Caritas Internationalis (le réseau international de secours d’urgence de l’Église catholique, présent dans 162 pays. Caritas Canada, c’est Développement et Paix).

En tant qu’organisation laïque autonome, nous devons d’abord rendre compte à nos membres, à nos partenaires et aux milliers de personnes (clercs et laïcs) qui nous appuient au sein de la vaste communauté catholique du Canada. Notre structure de gouvernement est élue démocratiquement: c’est notre conseil national de 23 membres. Au conseil national (notre conseil d’administration), deux sièges sont réservés à des évêques désignés par la Conférence des évêques catholiques du Canada. Ces deux évêques assurent une liaison étroite et une communication continue avec l’épiscopat.

Dans le Sud global, nos partenaires sont choisis en fonction de la compétence professionnelle avec laquelle ils relèvent les défis du développement dans leur collectivité et leur pays, et pas nécessairement sur la base de leur affiliation religieuse. Nous l’avons dit, bon nombre de ces partenaires sont directement engagés dans l’Église alors que plusieurs autres ont pris naissance dans l’Église. Nous avons aussi pour partenaires des organisations d’autres confessions religieuses, qui partagent nos valeurs et notre engagement pour la justice sociale.

Dans plusieurs pays, notre réseau de partenaires est restreint et le financement que nous fournissons relativement modeste. Ce qui explique que, dans certains cas, notre travail et nos partenariats soient presque inconnus ou invisibles : ils n’ont guère de notoriété. Même si nous nous efforçons de prendre contact avec les autorités de l’Église locale et de les informer de notre action, il y a des pays et des diocèses où les pasteurs nous connaissent peu.

Partout où la chose est possible et souhaitable, nous favorisons activement le maillage et les rapports avec les structures locales de l’Église catholique.

 

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Q11. Pourquoi DÉVELOPPEMENT ET PAIX applique-t-il l’approche du partenariat dans son travail pour la justice sociale? Pourquoi ne pas appuyer directement les bonnes œuvres de l’Église dans les pays de l’hémisphère sud en finançant des écoles, des missions, des dispensaires ou des programmes pastoraux catholiques?

R11. Le développement international pour la justice sociale est une entreprise complexe. Pour veiller à ce que nos programmes rejoignent effectivement les pauvres et les démunis et à ce qu’ils s’attaquent aux causes structurelles de l’injustice et de la pauvreté, il faut de l’expérience, de l’expertise et des compétences diversifiées.

Nous recherchons activement des organisations engagées pour la justice sociale, qui partagent nos valeurs et qui ont la compétence fondamentale et les moyens voulus pour lancer des projets de développement communautaire visant à transformer les structures sociales et la vie des gens.

Le travail pour la justice sociale et pour les droits humains est le « créneau » de Développement et Paix; d’autres organisations, dont plusieurs agences et organismes de bienfaisance catholiques, ont développé une compétence dans le domaine de la pastorale ou pour la construction et l’entretien d’infrastructures institutionnelles. Nous collaborons souvent avec ces groupes lorsque nous faisons cause commune au service des collectivités locales.

Notre modèle de partenariat nous a donné plus de quarante années de réussite en développement. Grâce à notre engagement à la base avec la société civile, nous sommes proches des collectivités avec lesquelles nous travaillons, nous pouvons répondre aux besoins qu’elles ont elles-mêmes identifiés et soutenir des projets qu’elles dirigent elles-mêmes.

L’Église catholique dispose de nombreux moyens pour venir en aide aux personnes dans le besoin, qu’il s’agisse de fonds pour la pastorale, d’œuvres de communautés religieuses, de collaboration directe entre diocèses, etc.  S’ajoutant à toutes ces initiatives, le travail de Développement et Paix pour la justice sociale et les droits de la personne s’inscrit dans un vaste effort de développement humain au niveau de la collectivité locale.

Nous appuyons, en fait, les « bonnes œuvres de l’Église » en témoignant des valeurs de l’Évangile et en promouvant l’enseignement social catholique dans tous nos projets et nos partenariats. Développement et Paix affiche fièrement son identité catholique dans tous ses projets et ses programmes.

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Q12. Comment les partenaires sont-ils choisis? Comment DÉVELOPPEMENT ET PAIX surveille-t-il ses partenaires? Comment l’Organisation voit-elle à ce que les initiatives qu’elle subventionne et les partenaires qu’elle appuie n’utilisent pas son argent pour des causes qui ne correspondent pas aux valeurs catholiques et à l’enseignement social de l’Église?

 

R12. Les partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX sont choisis après une analyse du contexte du développement dans les pays où nous travaillons et après qu’on ait identifié les principales organisations, dans l’Église et dans la société civile, qui partagent notre mission et nos objectifs en matière de justice sociale.

L’évaluation des partenaires potentiels comprend une consultation sur place avec l’un de nos professionnels permanents, qui visite régulièrement le pays et qui en connaît bien les grands enjeux sociaux et les principaux problèmes de développement. Les organisations susceptibles d’entrer en partenariat avec DÉVELOPPEMENT ET PAIX nous sont référées par les partenaires que nous avons déjà ou par le réseau des organisations de la société civile. Des discussions ont lieu avec le partenaire potentiel pour voir comment il « cadre » avec l’ensemble de notre programme;  suit une évaluation institutionnelle des ressources et des orientations du partenaire.

Nous observons plusieurs principes de base dans le choix de nos partenaires. Le premier tient aux « valeurs partagées ». Nous collaborons avec des organisations qui partagent notre « option préférentielle pour les pauvres », fondée sur l’Évangile, et qui ont  donné des preuves leur engagement dans une action transformatrice pour la justice sociale.

Entre autres principes opérationnels, nous avons des politiques d’« investissement modeste » ( le soutien financier que nous offrons à nos partenaire est relativement limité en regard de ce que peuvent donner d’autres agences de développement); de « non-dépendance » (DÉVELOPPEMENT ET PAIX n’est jamais le principal bailleur de fonds d’un groupe partenaire); d’ « engagement à long terme » (la relation avec notre partenaire s’établit sur une base institutionnelle conçue pour accompagner notre partenaire et son travail dans un esprit de vraie solidarité sur une période de plusieurs années).

Ces principes sont à la base de relations de solidarité qui s’attaquent aux causes profondes de l’injustice et de la non-équité sociales et qui prennent acte de ce que le changement effectif ne peut se réaliser qu’à long terme. Notre engagement offre à nos partenaires l’assurance d’un appui de fond à long terme, qui leur permet de se concentrer sur les grands défis de l’action transformatrice et du changement social.

Nos procédures administratives sont rigoureuses et systématiques: nous exigeons de nos partenaires des rapports financiers trimestriels, des états financiers annuels vérifiés et des plans de travail annuels axés sur les résultats, élaborés en étroite collaboration avec nous. Ces rapports sont complétés par les visites de surveillance que font régulièrement les professionnels de notre service des programmes.  Des protocoles axés sur les résultats régissent le décaissement des fonds pour les projets, c’est-à-dire que les programmes doivent être gérés de manière efficace et donner les résultats convenus au départ pour que leur soient versés les fonds.

Ces principes et ces protocoles renforcent la solidarité de nos relations de travail dans un esprit de vrai partenariat. Les contacts étroits que nous entretenons régulièrement avec nos partenaires sont placés sous le signe de la confiance mutuelle et de la transparence. Lorsque surgissent des divergences, c’est au dialogue et à la consultation qu’on a recours pour les résoudre.

Cette approche et le soin que nous mettons à choisir nos partenaires font que notre réseau s’appuie sur des relatons de partenariat qui s’étendent sur de nombreuses années. Certains de nos partenariats durent depuis plus de 20 à 25 ans, et plusieurs se fondent aujourd’hui sur une collaboration soutenue de plus de 10 ans.

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Q13. DÉVELOPPEMENT ET PAIX a-t-il pour partenaires des groupes qui ne sont pas affiliés à l’Église catholique? Quelle est la part des fonds distribués par DÉVELOPPEMENT ET PAIX  qui revient à des groupes non catholiques? Quelle proportion représentent les organismes catholiques parmi les partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX?

R13. Effectivement, certains de nos partenaires ne sont pas affiliés à l’Église catholique. Nous avons pour partenaires des groupes qui partagent nos valeurs, nos principes et notre approche professionnelle du développement, peu importe leur affiliation religieuse. Comme nous l’avons dit, 40% de nos partenaires sont directement rattachés à l’Église institutionnelle et 25% sont nés de la tradition catholique. Dans plusieurs pays en développement, l’Église catholique constitue une « religion minoritaire » et c’est en travaillant avec des partenaires d’autres confessions religieuses, qui partagent nos valeurs et notre engagement pour la justice, que nous arrivons à rejoindre plus largement les secteurs pauvres et marginalisés de la population.

DÉVELOPPEMENT ET PAIX travaille, à travers le monde, avec des gens de toutes les races et de toutes les affiliations religieuses. L’ouverture et l’inclusivité sont un grand principe de l’Église catholique: elles ont toujours orienté le travail que nous faisons.

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Q14. Le rapport du comité d’enquête de la CECC recommande à DÉVELOPPEMENT ET PAIX  de donner de la formation à son personnel sur l’enseignement social catholique. Les employés de DÉVELOPPEMENT ET PAIX ne sont-ils pas tous catholiques? Ne sont-ils pas censés déjà  connaître la doctrine catholique? Pourquoi la CECC formule-t-elle pareille recommandation?

R14. Comme pour nos partenariats, la politique de ressources humaines de Développement et Paix respecte l’inclusivité et la diversité.

Le personnel de Développement et Paix est recruté en fonction de sa compétence professionnelle et non de son appartenance religieuse. Pour que nos employés, qui sont de différentes confessions religieuses, connaissent bien les valeurs et les principes qui sous-tendent notre travail, une formation sur l’enseignement social catholique leur est offerte dans le cadre des programmes de perfectionnement de nos ressources humaines.

La recommandation de la CECC vient confirmer cette pratique et elle incite l’Organisation à veiller à ce que tous ses employés soient initiés à cet aspect important de notre travail.

Dans la société ouverte qui est la nôtre au Canada, la législation sur les droits humains interdit les pratiques d’embauche discriminatoires fondées sur la race, le genre ou les convictions religieuses.

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Q15. Pourquoi DÉVELOPPEMENT ET PAIX a-t-il si peu communiqué avec ses membres au sujet de cette controverse? Pourquoi DÉVELOPPEMENT ET PAIX ne s’est-il pas donné plus de visibilité pour se défendre? Qu’entend faire DÉVELOPPEMENT ET PAIX pour accroître les communications avec ses membres?

R15. DÉVELOPPEMENT ET PAIX s’occupe de solidarité internationale et de promotion de la justice sociale dans le Sud global : nous ne sommes pas spécialisés dans la lutte contre les rumeurs sans fondement, les insinuations et les dénonciations.

Ces attaques nous ont d’abord pris au dépourvu : après le choc de la surprise, il a fallu réagir rapidement et de manière concertée. Ce qui nous a distraits de notre travail essentiel et a perturbé nos opérations et nos programmes réguliers à un moment où notre service de communications était en sous-effectif.

Nous avons essayé de garder le cap malgré tout et c’est ce qui explique que nous ayons été plus lents à répondre à nos membres.

Nous nous employons actuellement à corriger ce problème de communications.

 

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Q16. Tout ce débat a soulevé des questions qui renvoient à la mission, à la vision et aux valeurs de DÉVELOPPEMENT ET PAIX ainsi qu’à ses politiques et à ses procédures? Comment l’Organisation répond-elle à ces questions légitimes?

 

R.16 Malheureusement, cette controverse a éclaté en plein Carême de partage 2009. Si l’opération avait pour but de nous déranger et de nous compliquer la tâche, elle y est arrivée. Si, par contre, elle escomptait amener DÉVELOPPEMENT ET PAIX à réagir précipitamment et à changer ses façons de faire, elle a complètement échoué.

DÉVELOPPEMENT ET PAIX prévoit déjà un examen stratégique de ses principes fondamentaux ainsi que de ses protocoles et procédures et a mis en route un processus qui va s’étendre sur toute l’année.

Ce genre d’examen fait partie du cycle normal de la vie d’une organisation.

Nous nous sommes engagés dans un processus discipliné et démocratique qui va impliquer nos membres et nos principaux partenaires et nous allons prendre le temps qu’il faut normalement pour qu’une démarche de ce genre donne tout son fruit.

Les conclusions de l’examen et de la planification seront communiquées à nos membres, à nos donateurs et à nos partenaires du Sud, et nous les rendrons accessibles à tout le monde.

La transparence reste pour nous une valeur organisationnelle fondamentale.

Note à propos des « mots codés »

Plusieurs communiqués diffusés par les militants antiavortement et leurs collaborateurs de la blogosphère pour s’en prendre au travail de DÉVELOPPEMENT ET PAIX affirment que, pour décrire nos projets et le travail que nous faisons avec nos partenaires du Sud global, nous recourons à des « mots codés » pour « camoufler » notre  vraie mission.

D’après les blogueurs, les descriptions de projet qui comprennent des expressions telles que « droits reproductifs », « genre », « intégration de la dimension de genre », « santé reproductive », « égalité des femmes », « droits des femmes », « renforcement de l’autonomie des femmes »,  utiliseraient des termes codés pour désigner tout simplement « l’avortement ». Ce type d’interprétation a parfois mené à d’étranges conclusion, comme le montre l’exemple qui suit :

Le père William McGrattan, du diocèse de London (Ontario), vient d’être nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Toronto. Un blogue antiavortement (qui s’est intéressé tout particulièrement à DÉVELOPPEMENT ET PAIX au cours de la dernière année) a scruté le curriculum vitæ du père McGrattan. Entre autres activités et affiliations, le père McGrattan a été membre du conseil d’administration d’une petite ONG de développement international qui a plusieurs projets en Inde.

En parcourant le site Web de cette ONG, on voit par les projets décrits que l’ONG s’est employée très activement à promouvoir l’égalité des femmes et des hommes et à faire en sorte que tous ses projets « intègrent la dimension de genre », expression courante dans les milieux du développement international pour dire que tous les projets et toutes les activités veillent à ce que femmes et hommes aient un accès égal aux ressources du projet.  Dans le cas d’un projet de microcrédit, par exemple, les femmes et les hommes auront la même possibilité d’obtenir des prêts collectifs et le projet verra à ce que les prêts soient accordés sur une base équitable à un nombre égal d’hommes et de femmes.

Le blogueur a décidé que l’« intégration de la dimension de genre » est un mot codé pour promouvoir l’avortement, supposément parce que la promotion d’un statut égal et équitable pour les femmes fragilise les structures familiales traditionnelles et encourage les femmes à demander l’avortement. Vu les projets administrés en Inde par la petite ONG dont le nouvel évêque auxiliaire de Toronto a été administrateur, Monseigneur McGrattan a été étiqueté « pro-avortement »…

The Controversy: Questioning DEVELOPMENT AND PEACE

Questions & Answers

Q1. What is this controversy raised by some groups relative to DEVELOPMENT AND PEACE purportedly funding abortion and pro-abortion advocacy in some  countries in the Global South?

A1. In the Spring of 2009, in the midst of our annual Share Lent campaign, an online lobbyist organization and several supporting blog sites on the Internet raised unfounded accusations against DEVELOPMENT AND PEACE, alleging that we had been directly or indirectly funding or supporting abortion or other activities that go against Gospel values and our Catholic Teachings.

These accusations against DEVELOPMENT AND PEACE did not arise from any particular event or action by DEVELOPMENT AND PEACE or our partners. They represent a concerted, organized and planned campaign deliberately targeting our organization.

This organization and the bloggers have created noise and made accusations against a number of Catholics in the past, including the Salt+Light CEO Father Rosica, and appear to be relentless in the pursuit of their accusations. They misrepresent facts and distort reality to serve their purposes.  Any organization or individual that does not adhere to their limited scope of understanding and analysis of social issues will be kept in their crosshairs, including DEVELOPMENT AND PEACE as well as the Canadian Conference of Catholic Bishops (CCCB).

DEVELOPMENT AND PEACE has acquired over 40 years of international development experience in fighting injustice, working with the poor and spreading the teachings of our Church. We take our legacy very seriously. We have been recognized and acclaimed throughout the world for the millions of lives we have touched.

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Q2. Are any of these charges against DEVELOPMENT AND PEACE founded?

A2. Absolutely not!

DEVELOPMENT AND PEACE has not and will not fund or support any activity that does not meet with our fundamental Catholic beliefs and the teachings of the Catholic Church. We have been clear on this position. We have stated it repeatedly and we will continue to reiterate it.

D&P continues to fight against the root causes of social injustice and poverty, in solidarity with the poor and disenfranchised of the world according to the Social Teachings of the Church. Our work reflects our rich heritage of Catholic Social Teaching, with particular emphasis on the fundamental principle of a “preferential option for the poor”.

In this mission, we will not accept that any fringe groups distort and misrepresent our work and values, undermining the good work we have been doing throughout the world for the last 42 years in the name of the Catholic Church of Canada.

 

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Q3. How have these false allegations affected DEVELOPMENT AND PEACE?

A3. Fortunately, our membership and Catholic clergy had the wisdom to give DEVELOPMENT AND PEACE the benefit of the doubt and founded their judgment on facts and accomplishments. The 2009 Lent Campaign was successful, and the financial impact on our organization in terms of reduced support from individual donors has been minimal.

Where our detractors have succeeded is in temporarily diverting the attention and energy of our leadership away from our regular work.

 

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Q4. Who are these groups levying these allegations? What credibility do they have to raise such accusations? They seem to be publicly offering what could be construed as ‘evidence’ to support their claims.

A4. This slanderous accusations campaign was initiated by an online lobbying organization Campaign Life Coalition, a privately-owned and financed group with offices in Toronto and Ottawa. Using their Website LifeSiteNews.com, this group selectively targets and attacks individuals and groups who are not in conformity with their political and moral ideology. Campaign Life Coalition is a member of an international network of similar organizations, the International Right to Life Federation, which claims membership in over 170 countries as a world-wide federation of autonomous, national pro-life groups and individuals.

Neither Campaign Life Coalition nor LifeSiteNews.com are registered charities or accredited news services, nor in any way affiliated with the Catholic Church. Both are privately-held and financed political action lobbyist organizations promoting a particular political agenda. Despite its name, LifeSiteNews.com is not an accredited news organization, but an Internet forum promoting a specific political agenda.

In their work on this campaign (and in others) targeting Development and Peace and the Canadian Catholic Church, LifeSiteNews.com works closely with and draws on commentary from a few individual independent contributors and Internet blog sites. By their nature, these blog sites are unregulated opinion forums whose contributors have no legal accountability to ensure either factual accuracy of their opinions or commentary nor to adhere to any professionally recognized standards of journalism or reporting.

The majority of visitor “hits” to the LifeSiteNews.com website originate in the United States. The number of registered hits directly to individual blog sites contributing to LifeSiteNews.com varies according to the ‘popularity’ of the blog, but are generally limited to a few hundred individuals. Relative to the Catholic population of Canada (and North America), the numbers of supporters and readers of these sites is insignificant.

***

Q5. Has DEVELOPMENT AND PEACE answered any of these allegations? Some of these charges seem to pertain to the fact that DEVELOPMENT AND PEACE does not have clear institutional policies on issues of life, abortion, birth control and other matters that are currently controversial within the Catholic Church.

A5. Yes, we have responded to all of them.

At our request, and with our full support and collaboration, the Canadian Conference of Catholic Bishops (CCCB) set up a Committee of Inquiry to publicly review the first set of allegations in this controversy, which dealt with five of our partners in Mexico. The Committee visited Mexico, met with the Episcopal Conference of the Bishops of Mexico, as well as with our Mexican partner groups, and submitted a report clearly dispelling the allegations levied against us as without foundation.

DEVELOPMENT AND PEACE is a lay Catholic organization that works in close proximity with the Conference of Catholic Bishops, other Catholic-based institutions, as well as with government and non-governmental organizations.  Our work is done with partners who share our values and commitment to social justice, and always in accordance with the teachings of the Catholic Church.

Our policies are guided and informed by these values and teachings. Our Catholic faith is the fundamental core of our existence and our work as an organization. We are guided and inspired by the tenets of our Faith, as articulated by the moral and spiritual leadership within our Church.

Our work principles and our commitment to our Catholic faith are intrinsic to every program and project we support throughout our global network. In 2003, we adopted an institutional Policy on HIV/AIDS to guide our work on this important issue affecting international development. This policy was developed in close collaboration and consultation with the CCCB. Moving forward, D&P will continue to shape and adopt any other policies that it feels required as to better support the work we are called to do.

 

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Q6. What about DEVELOPMENT AND PEACE partners in southern countries (Nicaragua, East Timor, Nigeria, for example) who have obviously been “exposed” by the anti-abortion bloggers? What has DEVELOPMENT AND PEACE done or what does DEVELOPMENT AND PEACE intend to do in these cases?

A6. As a fundamental principle, we do not finance or support any partner sponsored activity that does not reflect our Catholic values and Catholic Social Teaching.

Allegations regarding some of our partner organizations being involved in promoting abortion have been deliberately misleading and fabricated on the basis of hearsay, conjecture and selective misinterpretation and misrepresentation of our programs and the work of our partners. Not one of our partners named in any of the controversy has ever promoted or assumed advocacy positions that could be objectively interpreted as “abortionist” or “pro-abortion”.

In their false accusations, the bloggers have simplistically reduced the work of our partners involved in the support of rights and equality for women to being that of “abortionists”. In many of the cited incidents, our partners have been members of broad-based coalitions of civil society organizations working with their respective governments for improved human rights conditions. The principal advocacy issue which has spurred and fuelled the reactions of our attackers has been the issue of de-criminalization of abortion which remains a highly contentious issue in many societies.

The nature of our work in promoting social justice frequently involves us and our partners in situations where established institutions and public policies are openly challenged in the name of greater justice and equity.

When issues and incidents do arise involving the positions of our partners in advocacy for particular causes, we always consider such situations very seriously and ensure that communication channels are always open and that frank dialogue are engaged with our involved  partners. Such as been the case ever since these false allegations have been raised.

DEVELOPMENT AND PEACE will continue to work to ensure that we maintain an alignment of values with all our partners of the Global South.

 

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Q7. Why have certain dioceses and bishops continued to express reservations and given credence to these groups and their frivolous charges? Why have some dioceses withheld the proceeds of their 2009 Share Lent collection?  What do they hope to gain by these actions? How have these initiatives affected DEVELOPMENT AND PEACE operations?

A.7 The allegations have had an effect on all of us.

We are a lay organization within the Catholic Church of Canada. We have been staunchly dedicated to fighting poverty, social injustice and violence throughout the world for all of our 42 years of existence.

An attack of this nature on our good faith and reputation is de-stabilizing and troubling and has had an impact not just on the staff of DEVELOPMENT AND PEACE but on every member of our 13 000 strong organization.

Such an impact has naturally disturbed our supporters and donors, so it is not at all surprising that our bishops and clergy have also been affected by reactions in their dioceses and parishes. In many cases, bishops have been approached by parishioners or members of the Catholic faithful in their dioceses who have visited the Websites of those attacking us, and these bishops have contacted us for clarification.

Some of our Bishops have asked that these charges be investigated, others rightly requested clarification regarding the allocation and use of our funds, and others wish to better understand the nature and extent of what we do. We are answering all of these concerns that were raised by our Catholic leaders.

Most bishops of Canada are well aware of the activities of the anti-abortion advocacy movement, as collectively and individually, bishops have been targeted by these groups in various media campaigns.

 

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Q8. Besides the Archdiocese of Toronto, how many dioceses have expressed their ‘reservation’ about sending the proceeds of the Share Lent 2009 collection to DEVELOPMENT AND PEACE?

A8. The Catholic Church in Canada comprises 67 dioceses. When this controversy first arose, 6 dioceses publicly expressed their support of a Committee of Inquiry by the CCCB to establish the veracity of these charges and withheld release of the proceeds of the Share Lent collection until the Committee findings were released.

When the Committee released its report, concluding that the allegations were without foundation, 5 of the dioceses confirmed their engagements towards DEVELOPMENT AND PEACE for the 2009 collection. The Archdiocese of Toronto, because of the unique structure of its Lenten campaign, committed financial support to DEVELOPMENT AND PEACE equivalent to the amount provided in the prior year 2008 collection, subject to some revised project and reporting protocols. We are still in active discussion with the Archdiocese of Toronto on this revised allocation agreement.

 

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Q9. Did DEVELOPMENT AND PEACE follow up on the public recommendations made by the Committee of Inquiry and by some Bishops?

A9. Yes. Our National Council formed a special sub-committee (Working Group) to review the recommendations of the CCCB Committee of Inquiry and to review Development and Peace operating policies to ensure that a repeat of this controversy can be avoided. This Working Group submitted its report and recommendations to the National Council at the November 2009 meeting.

The Theological Reflection Committee of Development and Peace prepared a reflection perspective on several of the underlying issues of the controversy, as well as demonstrating and reaffirming the role of Catholic Social Teaching in the work of DEVELOPMENT AND PEACE and our partners.

In December 2009, the CCCB named an Ad Hoc Committee of four bishops to work with Development and Peace over the next year on a program of institutional reflection and renewal to deepen and strengthen the working relationship between the organization and the bishops of Canada. This Committee will report to the Plenary Assembly of the CCCB in October 2010.

Meanwhile, the bishops of Canada (at their October 2009 Plenary Assembly) unanimously confirmed and endorsed their commitment to Development and Peace for the 2010 Share Lent national campaign.

  

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Q10. Why doesn’t DEVELOPMENT AND PEACE report to local bishops’ conferences in the countries where it has partners and projects? Why do links with the Catholic Church in our partner countries appear to be weak or non-existent?

A10. DEVELOPMENT AND PEACE was originally set up as a membership-based democratic organization for the laity within the Catholic Church of Canada. We occupy a special position within the Church, as an organization for engaged and active Catholic lay persons to work for social justice as an expression of their Catholic faith.

We work closely with Church organizations and institutions in many of our partnerships. More than 40% of our projects internationally are in partnership directly with Episcopal commissions, national Bishops’ conferences, or member organizations of the Caritas Internationalis network (the international emergency relief network of the Catholic Church, represented in 162 countries. Development and Peace is Caritas Canada).

As an independent lay organization, our responsibility is to our membership, our partners, and our thousands of supporters (both clerical and lay) throughout the Catholic community in Canada. We have a democratically-elected governance structure through our 23-member National Council. Two seats on our National Council (our governing board) are designated for bishops appointed by the Canadian Conference of Catholic Bishops. These two member bishops provide us with close liaison and communication with the Canadian episcopacy.

In the Global South, our partners are selected on the basis of their professional expertise in meeting the development challenges of their communities and their countries, not necessarily on the basis of their religious affiliation. As noted above, many of these partners are directly involved with the Church, while many others have long-standing Catholic roots from their founding. We also have partnerships with organizations of other faiths, who share our commitment to social justice and our values.

In many countries, our partner network is small, and our level of funding is modest. Hence, in some instances, our work and partnerships are relatively unknown or invisible, lacking public profile. While we make conscious effort to engage and inform local Church authorities of our work, in some countries and dioceses we remain unfamiliar.

Where possible and appropriate, we actively facilitate networking and relationships with the local structures of the Catholic Church.

 

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Q11. Why does DEVELOPMENT AND PEACE use a partnership approach in its work for social justice? Why doesn’t DEVELOPMENT AND PEACE directly support the good works of the Church in southern countries by supporting Catholic schools, missions, medical clinics, pastoral works, etc.?

A11. International development for social justice is a complex undertaking.  Ensuring that our programs are effective in reaching the poor and disenfranchised and in fighting the structural causes of injustice and poverty requires experience and expertise and involves skills in many areas.

We actively seek out organizations committed to social justice with whom we share our values, and who have the basic expertise and capacity to undertake community-based development projects to transform social structures and peoples’ lives.

Social justice and human rights work has been the “niche” of Development & Peace, while other organizations, including many Catholic agencies and charities, have developed expertise in pastoral work, social work, or building and maintaining institutional infrastructure. We openly collaborate on many occasions with these groups in working on common causes of benefit to local communities.

Four decades of development success has been achieved through our partnership model.  Through our grassroots-level engagement with civil society, we are close to the communities with whom we work, and responsive to their self-identified needs and self-directed projects.

The Catholic Church has numerous means to offer help and support to the needy and does so through pastoral funds, various initiatives of Catholic religious orders, direct links between dioceses etc… All of these initiatives, as well as the social justice and human rights focus of Development and Peace, are part of the broad spectrum of community-based human development.

We do, in fact, support the “good works of the Church” in affirming our Gospel values and promoting Catholic Social Teaching in all of our projects and partnerships. Development and Peace proudly wears its Catholic identity in all of our projects and programs.

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Q12. How are partners selected? How does DEVELOPMENT AND PEACE monitor its partners? How does DEVELOPMENT AND PEACE ensure that funded initiatives and their sponsoring partners are not using money to support causes which are not aligned with Catholic values and Catholic Social Teaching?

A12. DEVELOPMENT AND PEACE partners are selected following an assessment of the overall development context of the countries in which we work and identification of key organizations within the Church and civil society networks who share our social justice mission and objectives.

The assessment of potential partners involves consultation on site with our professional staff, who regularly visit the country and are familiar with the critical development issues and challenges. Potential new partner organizations are referred to DEVELOPMENT AND PEACE by existing partners or through networks of civil society organizations. Discussions are held with potential partners to determine their overall ‘fit’ in the framework of our program, and then followed by an institutional assessment of partner capacity and orientations.

We adhere to several important partnership principles in our selection of partners. Most prominently is the principle of “shared values”. We partner with organizations who share our Gospel-based ‘preferential option for the poor’, and who have demonstrated commitment to our values of transformative change for social justice.

Among our operational principles are policies of ‘modest investment’ (i.e. our financial support to any given partner or project is relatively small in comparison to other development agencies); “no dependency” (DEVELOPMENT AND PEACE is never the principal source of financing for any partner group); “long-term engagement” (our partner relationships are built on an institutional basis and designed to accompany partners in their work in a spirit of genuine solidarity over many years).

These principles are the foundation of solidarity relationships that address the root causes of social injustice and inequity, recognizing that meaningful and effective change can only occur over the long term. Our engagement provides partners with the assurance of our long-term core support, to enable them to focus on the major challenges of transformative social change.

Our administrative procedures are rigorous and disciplined – we require quarterly financial reports from partners, annual audited financial statements, and annual results-based workplans developed in close joint consultation and collaboration. These are supported by regular monitoring visits by our professional program staff.  Results-based protocols govern the release of project funds – i.e. programs have to be effectively managed and delivering the agreed-upon results before funds are released.

These principles and protocols reinforce the solidarity of our working relationships in the true spirit of partnership. Our close and regular contact with partners is governed by mutual trust and transparency. Where differences arise, these are addressed in dialogue and consultation.

As a result of our approach, and the care taken in partner selection, our partner network is characterized by relationships that we have maintained over many years. We have partnerships that have continued over 20 – 25 year periods, and many of over 10 years of continuous working together.

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Q13. Does DEVELOPMENT AND PEACE partner with groups that are not affiliated with the Catholic Church? How much of the total DEVELOPMENT AND PEACE funding goes to non-Catholic groups? What proportion of DEVELOPMENT AND PEACE partners are Catholic?

A13. Yes, of course. We partner with groups who share our values, principles, and professional approach to development, regardless of religious affiliation. As noted above, more than 40% of our partners are directly affiliated to the institutional Church, while approximately another 25% have grown from a Catholic tradition and origin. In many developing countries, the Catholic Church is a “minority faith”, and our outreach to the poor and marginalized is extended to broader populations through our partnerships with organizations of other faiths who share our values and commitment to justice.

DEVELOPMENT AND PEACE works throughout the world with peoples of all races and religious persuasions. It is one of the fundamental teachings of the Catholic Church to be inclusive, a principle that has always guided the work that we do.

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Q14. The CCCB Report of the Committee of Inquiry, recommended that DEVELOPMENT AND PEACE provide in-house training for staff on Catholic Social Teaching? Are DEVELOPMENT AND PEACE staff not Catholic? Are they not versed in Catholic teachings? Why would CCCB make this recommendation?

A14. As with our partnerships, Development and Peace human resource policies reflect inclusiveness and diversity.

Development and Peace staff are recruited for their professional expertise and competence, not on the basis of their religious affiliation. In order to assure that our staff of all faiths are familiar with the values and principles of our work, training on Catholic Social Teaching is provided as part of our professional development human resource programs.

The CCCB Report recommendation is a reaffirmation of this practice and an encouragement to the organization to ensure that all staff are familiarized with this important aspect of our work.

In our open Canadian society, human rights legislation prohibits organizations from hiring practices that might be deemed discriminatory on the basis of race, gender, or religious belief.

***

Q15. Why has there been so little communication from DEVELOPMENT AND PEACE to the membership regarding this controversy? Why hasn’t DEVELOPMENT AND PEACE been more visible in defending itself? What does DEVELOPMENT AND PEACE intend to do to increase communication to membership?

A15. DEVELOPMENT AND PEACE is in the “business” of international solidarity and supporting programs for social justice in the Global South, not fighting unfounded rumors, accusations and innuendo.

We were temporarily blindsided by these attacks, which took the organization completely by surprise and required our immediate and concerted response. This pulled us away from our critical work and disrupted a number of our regular operations and programs, during a period when we were under-resourced in our Communications department.

We have tried to stay the course and for this reason have been slower in responding to our membership.

We are now active in filling this communication gap.

 

***

Q16. This debate has raised issues that bring to the table questions relative to DEVELOPMENT AND PEACE’s Mission, Vision and Values as well as its Policies and Procedures? How is the organization answering these legitimate questions?

 

A.16 Unfortunately this controversy arose in the midst of our annual Share Lent 2009 campaign. If the intent was also to disrupt and distract us from our work, that part succeeded. If another goal was to force DEVELOPMENT AND PEACE to quickly react and change the way we “do business” then our detractors have failed miserably.

DEVELOPMENT AND PEACE has already been planning a Strategic Review of its fundamentals as well as its protocols and procedures and as launched a process that will be pursued throughout the year.

Such a review is the healthy part of the normal cycle of any organization.

We have embarked on a disciplined and democratic process that will involve our members and our key stakeholders and we will accomplish this task in the normal time frame that is required to ensure its  full success.

Results of the review and planning will be widely disseminated to our membership, our donors, and our southern partners and will be available for all to view.

We continue to value transparency as one of our key organizational values.


A note on ‘code words’

 

Many of the communications put forth by the lobbyists and those contributors to the blogospherewith comments attacking the work of DEVELOPMENT AND PEACE allege that, in describing our projects and our work with our partners in the Global South, we use ‘code words’ to disguise our “true” mission.

According to the bloggers, project descriptions that involve words or terms such as ‘reproductive rights’, ‘gender’, ‘gender mainstreaming’, ‘reproductive health’, ‘women’s equality’, ‘women’s rights’, ‘empowerment of women’, are standardized ‘code words’ among pro-abortionists that simply mean ‘abortion’. This interpretation has led to some bizarre leaps of logic.

For example, Father William McGrattan of London (Ontario) diocese has just been named as a new Auxiliary Bishop of the Archdiocese of Toronto. One anti-abortion blog site (which has been particularly focused on DEVELOPMENT AND PEACE over the past year) reviewed Father McGrattan’s CV. Among his many activities and affiliations, Father McGrattan was a member of the Board of Directors of a small international development NGO with several projects in South Asia (India).

A review of the NGO’s Website, which included descriptions of its projects, indicated that the NGO was very active in promoting the equality of women and men, and assuring that all of its projects promoted ‘gender mainstreaming’, which is terminology used in international development circles to mean that all projects and activities strive to ensure that both women and men are equal beneficiaries with equal access to the project’s resources. This could involve things such as, in the case of a micro-credit project, ensuring that women and men have the same access to group loans, and that the project ensures that loans are granted on an equitable basis to both women and men in equal proportion.

The blogsite described ‘gender mainstreaming’ as a development practice ‘code word’ for promoting abortion, allegedly on the basis that promoting the equal and equitable status of women undermines the traditional family structure and encourages women to seek abortions. As a result of projects in India administered by a small NGO on whose Board of Directors the new Auxiliary Bishop sat as a member, Bishop McGrattan was labeled as a being a “pro-abortionist”.

 

Une réponse à “Questions – Réponses

  1. Fournissez donc des preuves de vos affirmations exonerant D&P! Ou sont vos preuves? Hyperliens svp!

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