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LE «MODÈLE SOURNOIS D’ÉTHIQUE» DE CERTAINS ONG

LE «MODÈLE SOURNOIS D’ÉTHIQUE DE CERTAINS ONG
Inauguration de l’assemblée de Cor Unum – Le card. Sarah répond à la « sécularisation de la charité chrétienne » – Anne Kurian – ROME, Friday 18 January 2013 (Zenit.org).
Extrait: «…Mais, dénonce-t-il, cette aide « est soumise à des conditions précises de la part des donateurs », parmi lesquelles « la mentalité contraceptive occidentale » et « le mépris de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu, que l’on trouve au niveau mondial dans l’idéologie du gender ».
(Nous: Bref, seule l’Église et son Magistère savent respecter et aider les pauvres. Les 55,000 ONG «laïques» de par le monde et les millions de militant-e-s laïques qui donnent leur vie pour la justice véhiculeraient des «idéologies sournoises»…Gérard Laverdure
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«Le cardinal Sarah condamne le modèle « sournois » d’éthique de la gouvernance mondiale, modèle qui impose « une vision négative et destructive de l’homme et de la femme » en échange d’aides financières pour le développement des pays les plus pauvres. Il s’inquiète du fait que cette vision séduit « même à l’intérieur de l’Eglise », ce qui conduit à une « sécularisation de la charité chrétienne ».
C’est la ferme prise de position que le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum, a exprimée lors de l’inauguration de l’Assemblée plénière du dicastère, hier, 17 janvier 2013. Les travaux de cette rencontre, que le cardinal préside pour la première fois, ont pour thèmes le lien étroit entre l’évangélisation, la foi et la charité, mais aussi la confrontation entre anthropologie chrétienne et nouvelle éthique mondiale.
La participation est élargie à tous ceux qui portent la charité chrétienne dans le monde, rapporte L’Osservatore Romano du 17 janvier.
Un modèle destructeur
Pour le cardinal, il est urgent pour les organismes catholiques de faire face à la logique de « l’éthique laïciste » qui véhicule « une vision négative et destructive de l’homme et de la femme ».Concrètement, explique-t-il, l’instrument de cette éthique « sournoise » est une « présumée aide financière et technologique pour le développement ». Mais, dénonce-t-il, cette aide « est soumise à des conditions précises de la part des donateurs », parmi lesquelles « la mentalité contraceptive occidentale » et « le mépris de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu, que l’on trouve au niveau mondial dans l’idéologie du gender ».
Ce modèle « sournois » d’éthique « pensé par certains organismes internationaux », qui impose aux pays pauvres « des normes politiques et culturelles qui transmettent des idéologies et un laïcisme agressifs, intolérants et destructeurs des cultures et surtout de la foi », finit par « conditionner lourdement les styles de vie d’entières populations », poursuit-il.
Ce modèle attente « culturellement, politiquement et juridiquement à l’identité constitutive de l’homme et de la femme comme personnes, à leur identité sponsale et à leur merveilleuse complémentarité dans l’amour », insiste le cardinal.
Le cardinal condamne en ce sens l’action qui « profite des nécessités des pays pauvres en exploitant, par exemple, la solidarité et le secours juste et légitime en faveur de la santé de la femme et de la mère, pour le troquer avec l’imposition de politiques contraceptives et abortives ».Il y voit une « situation inacceptable », contre laquelle l’Eglise doit être « en première ligne pour la défense de tous les droits des pauvres ».
Une sécularisation de la charité chrétienne 
Le cardinal met en garde : après avoir été imposée parfois « par la violence », aux « cultures et aux peuples du monde entier à travers des mécanismes politiques, juridiques et culturels complexes », cette vision tente aujourd’hui de pénétrer aussi « à l’intérieur de la charité de l’Eglise ». Le cardinal déplore en effet que « certains membres de l’Eglise qui travaillent dans le domaine de la charité se sont laissé séduire et encadrer par l’éthique purement laïciste des agences d’aide de la gouvernance mondiale, jusqu’à faire des partenariats et adopter les mêmes objectifs de déstructuration anthropologique, les mêmes langages et les mêmes slogans ».
« A divers niveaux, quelques institutions catholiques se sont laissées impliquer par l’éthique de la gouvernance mondiale, en la mélangeant avec l’Evangile et avec la doctrine sociale. Ils ont aussi utilisé ce langage ambigu caractéristique, se sont alignés sur ses conditions de soutien financier ».Face à cette déviance, il appelle ceux qui travaillent dans le secteur de la charité de l’Eglise à « réfléchir sur la charité et sur l’anthropologie chrétienne » et ceux qui se sont laissés séduire à « revenir à la foi », car « l’histoire de l’occident a suffisamment prouvé le lien entre infidélité au magistère et perte de la foi ».
« L’Eglise, prévient-il, ne pourra jamais tirer bénéfice de la sécularisation ».
« Discernement et vigilance » sont donc les « mots d’ordre » qui doivent guider les protagonistes, afin de ne pas laisser les idéologies « prendre la place de l’Evangile », ce qui serait une « sécularisation de la charité chrétienne ».
Le discernement doit se faire « à la lumière de l’Evangile », précise-t-il, exhortant à « ouvrir les yeux et l’intelligence sur les réalités irréfutables et négatives de notre temps », tout en gardant « le regard fixé sur le mystère de la présence de Dieu » dans le monde.
Au final, l’invitation du cardinal est à la conversion : « la grâce de la conversion nous fait sortir de ce cadre et nous fait repartir en Christ. La vocation prophétique du chrétien l’appelle à rendre témoignage au Christ et aux valeurs évangéliques. Il n’existe pas d’alternative ».« Il est nécessaire de faire à nouveau l’expérience de l’amour de Dieu pour tout l’homme, surtout pour l’homme d’aujourd’hui qui vit le drame de la destruction du vrai sens de l’amour, qui est le don de Dieu », souligne-t-il.« A la culture de la mort il faut opposer la civilisation de l’amour. Une civilisation qui « sera fraternelle mais aussi filiale », conclut-il.
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2 réponses à “LE «MODÈLE SOURNOIS D’ÉTHIQUE» DE CERTAINS ONG

  1. Comment peut-on admettre, en tant que laîcs Canadiens et Québécois croyants catholique, les thèses de son Éminence le Cardinal Sarah, alors que le Vatican n’a même pas daigné jusqu’à présent présenter à nos communautés des Premières Nations canadiennes des excuses formelles au nom de nombreux membres du clergé canadien qui ont infligé des sévices sexuels et moraux traumatisants à 150,000 personnes, soit 5 générations d’enfants et d’adolescents, et ce durant un siècle de notre récente histoire. Ce fut le cas également au Québec au cours de la triste histoire des « Enfants de Duplessis ». Le scandale de la pédophilie, cette maladie atavique qui a rongé notre clergé et ravagé la société canadienne et tant d,autres sociétés, entache sérieusement la probité de cette envolée moralisatrice et condescendante du cardinal Sarah.

    La Commission pontificale Cor Unum (CU) régit la destinée de Caritas Internationalis en conformité aux statuts canonique qui lui a été conférés et par conséquence CU supervise la conformité catholique romaine de toutes les « Caritas locales » affiliées. Caritas Canada deviendrait-elle enfin une juridiction épiscopale que l’Église particulière catholique romaine du Canada, en plein droit de s’approprier et d’assumer, sans assumer les frais ni les responsabilités d’une quelconque structure démocratique de gouvernance, apparemment obsolète ?

    Mais qu’adviendra-il des organismes laïcs démocratiques en Église qui sont membres de la CIDSE? Depuis que le souffle de l’Esprit-Saint s’est manifesté au cours du Concile Vatican II, les évêques canadiens pères de l’ Organisation catholique canadienne pour le développement et la Paix ( OCCDP ) ont voulu en conférer la gouvernance aux laîcs; ont voulu que les laîcs croyants en tout laïc canadien, peu importe ses convictions et traditions culturelles, spirituelles ou religieuses identitaires, puisse vivre une valeur fondamentale de l’Évangile: un Amour qui n’attend rien en retour. Nos fondateurs ont voulu qu’au-delà de l’assistanat, grandisse la sollidarité. L’Amour-Agapè nous amène à vivre une évangélisation sans prosélytisme: Une charité d’égal à égal entre frères et soeurs, qui fasse en sorte que les populations appauvries, exclues et sans-voix , et non pas quelqu’Église en mal de fidèles et de cotisants, en ressortent gagnantes et retrouvent une Espérance, une Joie de vivre dans la dignité humaine, don la dignité la responsabilité et la liberté des Enfants de Dieu..

    Dans le cas précis de l’OCCDP, à la lecture de cette déclaration sournoise du cardinal. Sarah vilipendant une sournoiserie idéologiquement adverse, il serait raisonnable et réaliste de nous demander si le temps ne serait pas venu d’envisager de façon pragmatique, modérée, graduelle et sans heurt, l’élaboration, à même deux marques déposées de l’organisme actuel, d’un partenariat aussi étroit, aussi « filial » que possible entre deux entités civilement distinctes: Développement et Paix(D+P) d’une part et Caritas-Canada (CC) d’autre part, dans le respect de leurs genèses et de leurs natures respectives fondamentalement laïque et démocratique pour la première, fondamentalement épiscopale et hiérarchique d’autre part,

    L’enchâssement sous une chape de plomb canonique de l’OCCDP est un fait nouveau ,.annoncé en 2001, confirmé en 2004 et institué en 2011, qui mérite que soit instaurées en douceur, dans la Paix et la Joie l’harmonie et l’enthousiasme, de nouvelles dispositions institutionnelles . Survivre, c’est s’adapter. Se cristalliser: c’est mourir. CC s’avérerait ainsi un organisme épiscopal d’assistance et d’aide internationale au populations démunies pour faire face aux catastrophes de tout ordre qui les affligent. CC serait donc désormais débarrassé de toute velléité de démocratisation et d’émancipation des pouvoirs unilatéraux quels qu’ils soient, avec, par et pour les populations opprimés, réprimés et exploitées par oligarques économiques industriels et financiers et des régimes socio-politiques souvent militarisés. Trop souvent,ces derniers, on peut le constater, s’appuient largement sur le consentement, voire la complicité de hiérarchies de toutes traditions religieuses, le plus souvent monothéistes, intégristes, ultra conservatrices et rétrogrades à l’égard des indices mondialement reconnus du progrès humain véritable.

    Ainsi, Pour sa part, D+P aurait donc dorénavant les coudées franches afin de poursuivre son oeuvre « d’amour qui n’attend rien en retour » en concentrant ses efforts sur ses collectes de fonds dans la société civile canadienne et sur ses programmes réguliers, en collaboration avec des associations-soeurs au Nord et au Sud et en coopération d’égal à égal avec des partenaires mettant en oeuvre selon ses critères propres fondés sur la seule Évangile du Christ de  » l’Option préférentielle pour les pauvres  » , autant avec la grande famille chrétienne qu’avec tout groupe, toute organisation et toute personne de bonne volonté dans la grande famille humaine.

    En chrétien catholique pratiquant, je me fais frère du cardinal Sarah, parce que nous avons un seul et même Père du Ciel. En cette anthropocène qui incite toute l’humanité à une meilleure intendance d’elle-ême et de toute l;a Créatoin, Dieu existera et se manifestera tant que nous, les humains le ferons vivre et s’incarner en ces temps post-messianique.. Sans quoi, Dieu mourra à nouveau avec nos propres morts et nos renoncements à notre propre humanité.

  2. Guy Aurenche, le président de CCFD Terre Solidaire (France)notre cousin dans la Cidse, a écouté lui aussi M. le cardinal Sarah et voici ce qu’il en dit sur son blog; c’est poli, bref et clair:

    « La semaine dernière, à l’invitation du cardinal Sarah,
    président de Cor Unum, j’étais au Vatican avec Pierre-Yves Crochet Damais, trésorier national du CCFD-Terre Solidaire, pour l’Assemblée plénière de ce dicastère en charge de la promotion humaine et de la charité de l’Eglise universelle.

    J’ai notamment été reçu (voir la photo) par le cardinal
    Sarah à qui j’ai remis le Document épiscopat « Donnez-leur vous-même à manger »
    (contribution du CCFD-Terre Solidaire à la spiritualité de la solidarité
    internationale).

    J’ai pu rappeler que l’esprit même de la charité
    s’inscrivait dans un dialogue avec des hommes, des femmes, des groupes qui ne partagent pas les convictions catholiques. En effet, à l’occasion d’un dialogue sincère, et d’une action commune, l’annonce de l’Evangile peut être réalisée et les principes de la pensée chrétienne dans le domaine social peuvent-être rappelés.

    J’ai également pu assister à l’audience que le pape Benoît XVI
    a accordé aux participants à cette assemblée. »

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