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COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU CONSEIL NATIONAL DE DP

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTE DU CONSEIL NATIONAL – Montréal, 30 novembre – 2 décembre 2012

Vendredi 30 novembre 2012

Ouverture de la rencontre

Il a été convenu de modifier l’ordre du jour afin de tenir compte de la réflexion théologique, de poursuivre une discussion sur les effets de la campagne d’automne et de procéder à des élections avant de poursuivre un ordre du jour régulier.

Assemblée annuelle du conseil national

Rapports d’activités

Les membres reçoivent un certain nombre de rapports lors de la rencontre de novembre. Tous les comités du conseil national déposent leurs rapports d’activités depuis la dernière année.

Le rapport du président 

Le président a présenté son rapport en soulignant les points saillants de la dernière période, en particulier les décisions entourant la révision de la campagne d’automne. Il émet un message d’espoir qu’une résolution à la situation actuelle soit trouvée conjointement entre les membres, la direction et la CECC. Cette rencontre constitue la dernière dans le mandat du président actuel et il remercie particulièrement les membres du conseil national, la direction et les employés pour leur appui durant son mandat.

Rapports des comités du conseil national

En raison des circonstances particulières affectant l’organisation, plusieurs comités n’ont pas pu mener leurs activités de la façon habituelle.  Toutefois, certains des comités auront plus de temps au cours de la rencontre pour discuter en profondeur de leurs activités avec l’ensemble du conseil national, notamment les comités sur la réflexion théologique, les programmes internationaux et la gouvernance.

Rapports régionaux

Le conseil national a reçu des brefs rapports des différentes régions du pays. Ce fut l’occasion pour les membres de souligner les réussites particulières ou pour partager quelques-uns des défis auxquels fait face le mouvement.

Présentation par Mgr Richard Smith, président de la CECC

Mgr Smith a commencé par partager avec les membres présents le déroulement des événements entourant la campagne d’automne. Le thème de la justice écologique avait été prévu dans le plan quinquennal mais suite aux coupures de l’ACDI, il y a eu une mobilisation de réactions ce qui a mené au changement de thème de la campagne. Dès le début de l’été, lorsque le nouveau thème s’annonçait, certains évêques ont commencé à soulever des questions au sujet de l’approche de la campagne et non son thème en soi.  Le matériel a été vu par Mgr Smith à la fin de l’été et il avait des préoccupations sur comment cette campagne se déroulerait en paroisse ou en diocèse. Il était prévisible que certains évêques accepteraient la campagne et d’autres non et il craignait la division entre membres et paroissiens ainsi que certains donateurs aussi. La nature de l’Église elle-même est fondée sur la communion et il faut s’efforcer d’agir ensemble comme acteurs de justice pour être plus efficace et crédible. Mgr Smith s’inquiétait également de l’impact dévastateur qu’aurait le refus de certains évêques à faire la campagne dans leur diocèse. Dans le contexte actuel, une division apparente et visible ferait un tort irréparable à Développement et Paix. Depuis la décision de Développement et Paix d’ajuster la campagne, on vit maintenant beaucoup de tensions et de frustrations, que Mgr Smith reconnaît ouvertement, mais il est persuadé que nous aurions vécu d’autres effets très négatifs si on avait poursuivi avec notre campagne d’origine. Il reconnaissait toutefois que tous ne sont pas d’accord sur cette analyse des faits.

Tout d’abord, la situation illustre le type d’informations qui peuvent circuler même dans les grands médias. Plusieurs idées ont circulé qui dépeignent les évêques de façon très négative. De l’autre côté de la médaille, d’autres médias circulent une image très négative de Développement et Paix. Des attaques viennent par les médias avec des vérités prétendues mais remplies de venin, ce qui n’est pas chrétien. Selon Mgr Smith, il faut trouver des solutions aux questions ensemble – vraiment ensemble et dans un esprit d’amour. Comment peut-on, en tant qu’évêques et Développement et Paix, répondre au mieux à ces enjeux qui nous atteignent depuis plusieurs années maintenant?

Dans le contexte actuel, plusieurs questions méritent une discussion plus approfondie, y compris la relation des laïcs avec l’Église institutionnelle, la définition de la démocratie pour une organisation liée à l’Église, la relation entre la justice et la charité et l’importance relative qu’on doive donner à chacune de ces composantes. Sur cette question, Mgr Smith affirme que la majorité d’entre nous savons qu’il faut les inter-relier mais avons-nous suffisamment réfléchi à cette interrelation?

Commentaires des membres du conseil national

Suite à la présentation de Mgr Smith, une discussion s’en est suivie avec les membres du conseil national. C’était l’occasion de partager et d’exprimer les questionnements profonds et les réactions face à ce qui a eu lieu avec la campagne d’automne. En général, les membres étaient très reconnaissants de sa présence et de sa présentation.  Ce qui a été souligné par les membres c’était le fait que le comité permanent de la CECC sur Développement et Paix ait été outrepassé par Mgr Smith et les évêques qui avaient des préoccupations, dans le processus de consultation. Les membres du conseil ont pu réellement poser des questions sur les inquiétudes exprimées par les évêques à l’époque de la campagne et celles maintenant exprimées par le mouvement de Développement et Paix. Les membres présents ont pu demander à Mgr Smith de communiquer aux évêques que nous avons besoin d’un plus grand appui au travail de Développement et Paix à l’avenir et il a confirmé que le travail de plaidoyer est important et fait partie de notre mandat.

Les membres du conseil national ont exprimé leur déception de ne plus avoir la présence de deux évêques aux rencontres du conseil. On a également souligné que c’était la première fois depuis au moins 40 ans qu’un président de la CECC venait à une rencontre du conseil national et que cette contribution, ce dialogue était très enrichissant et devrait être répété. Tout le monde s’est entendu pour encourager la participation et la présence d’évêques aux rencontres du conseil à l’avenir, surtout lorsque certains sujets sont discutés afin de renforcer le dialogue entre l’organisation et les évêques canadiens. Plusieurs suggestions concrètes ont été apportées à cette rencontre et on demande au comité permanent de liaison auprès de la CECC de faire le suivi auprès du comité permanent de la CECC sur Développement et Paix. En guise de conclusion, lorsqu’il a été invité à devenir membre de Développement et Paix, Mgr Smith a informé le conseil national qu’il était déjà un donateur Partagens et qu’il est de ce fait déjà membre et appuyeur.

Rapport du directeur général

Le directeur général, Michael Casey, présente son rapport qui comprend une mise à jour sur un certain nombre de dossiers depuis la dernière rencontre du conseil national. La majorité de ces dossiers font l’objet de discussions plus approfondies durant les trois jours de réunion. En plus d’une brève mise à jour sur la restructuration causée par les réductions en appui financier de la part de l’ACDI, et approuvée à la rencontre de juin 2012, le rapport rend des comptes sur le nombre de membres et de donateurs mensuels. Par ailleurs, le rapport fait état du succès de la campagne d’urgence pour le Sahel. Nous sommes une des organisations qui avaient recueilli le plus de fonds au Canada pour cette crise qui aurait pu être complètement oubliée par le public.

Les revenus du Carême de partage de 2012 sont stables par rapport à l’an dernier avec quelques variations dans certains diocèses. Même si la collecte a eu lieu en mars, les fonds arrivent parfois très tard, même après la fin de l’année financière au mois d’août. Il y a toujours un peu d’ajustements à faire l’année suivante. Avec la réduction des fonds de l’ACDI, la contribution du carême compte pour 53% de notre budget comparativement à 40% par les années passées.  Le rapport fait également état des relations avec l’Église ainsi que les impacts de la campagne d’automne.

Rapport du comité permanent de liaison auprès de la CECC

Dans son rapport, le comité fait état de la situation entourant la modification de la campagne d’automne, y compris les discussions avec les évêques et la frustration vécue par ce comité de ne pas avoir été impliqué dans le processus de consultation mené par la Conférence des évêques. Le comité rapporte les faits entourant la décision interne de Développement et Paix. Les membres du comité commentent le rapport en précisant qu’en demeurant dans l’Église catholique, on doit accepter les inconvénients et malaises qu’on ressent par moments dans ce dialogue encore en construction. Les documents qui sont sous étude sont importants et il faut s’impliquer et y apporter notre mot. Le défi est de rester patient dans la lenteur sentie dans la démarche, quoique très cordiale et harmonieuse, du dialogue avec les évêques. Le comité permanent de liaison auprès de la CECC a également proposé des points clés d’une déclaration possible du conseil national pour l’avancement des dossiers et le renforcement du mandat du comité. Lors de la rencontre du comité conjoint le 22 novembre dernier, les évêques présents étaient très solidaires avec  Développement et Paix dans ce qui a été vécu suite aux changements à la campagne d’automne.

Les membres du conseil national aimeraient mieux comprendre le travail du comité et plusieurs membres à la base commencent à questionner l’utilité du comité et ce serait aidant de mieux expliquer les processus et le déroulement des discussions.

 

Rapport des résultats

Le rapport des résultats est soumis au conseil national par la direction pour partager les résultats des programmes et activités menés au cours de la période 2011-2012. Le rapport est divisé en une section générale et une annexe plus détaillée sur les programmes internationaux. Une partie de ces résultats seront mis de l’avant dans un rapport annuel public. Il est suggéré que ce rapport intègre une mise à jour sur la transparence des revenus dépensés par Développement et Paix, afin de répondre de manière proactive aux questions soulevées par Money Sense ces dernières années. Il sera important de mettre en évidence la façon dont notre travail au Canada, et notamment le plaidoyer, est directement lié à notre mandat et sert les objectifs de Développement et Paix à long terme, fixés par nos partenaires dans les pays du Sud.

Message du syndicat

Le syndicat a également préparé un rapport annuel  qui couvre la période de novembre 2011 à novembre 2012 pour porter un regard critique sur l’année écoulée, les crises successives ainsi que de la façon que ces crises ont été gérées à l’interne.

Discussion sur la campagne d’automne et les réactions des membres

La direction a partagé dans un premier temps les résultats d’une consultation auprès du personnel du Service des programmes au Canada qui étaient sur la ligne de front pour répondre aux questions et frustrations des membres.

L’impression de plusieurs membres était que la campagne était désorganisée et faible. Les membres s’attendent à une réaction claire de la part du conseil national sur les pistes pour l’avenir et qui reconnaît les sentiments exprimés par les membres sur le terrain.  Chez les jeunes, il y avait de la détresse mais il y a de l’espérance toujours présente. Concrètement comme on n’avait pas d’action à proposer aux membres et au public, c’était très difficile d’aller de l’avant avec la campagne modifiée. Il faut reconnaître qu’il y a eu erreur au conseil national, et des frustrations dans les processus de consultation interne. La gouvernance est une question importante qui a été mise de l’avant par un bon nombre de membres, mais il s’agit également d’un problème de communication. Il incombe au conseil national de trouver rapidement moyen d’améliorer substantiellement la qualité et les canaux de communication avec les membres à la base afin d’éviter la confusion et une bonne part de la frustration chez les membres.

Un tour de table a permis aux membres de partager les réactions, ce qui a été vécu dans différentes parties du pays. La question s’est compliquée quand certains évêques étaient d’accord à aller de l’avant avec la campagne initiale. Dans l’ensemble, les membres du conseil national ont communiqué à la fois leur propre déception mais aussi ce qui leur a été rapporté par les membres à la base. Le conseil national a pris connaissance de l’ensemble des lettres reçues d’un nombre important de diocèses et de membres individuels et en a discuté de façon sérieuse.

Les conclusions tirées de cette discussion approfondie sont qu’il faut dans un premier temps prendre acte et reconnaître la douleur qui a été sentie. Plusieurs membres ont exprimé qu’il serait important que le conseil reconnaisse que des erreurs aient été faites mais que la responsabilité ne tombe pas sur une seule ou certaines personnes. Une responsabilisation collective autour des événements doit être reconnue afin d’éviter une approche destructive empreinte de méfiance. Il faut également tirer des leçons pour l’avenir, surtout en termes de planification et de communication.

La communication est une question cruciale, au centre du malaise et il y a d’importants défis à relever dans ce domaine. On nous demande de nous prononcer davantage dans les journaux. Comment nous donner les moyens de faire de la bonne presse et nous donner plus de visibilité positive? On doit corriger l’information qui circule à notre endroit.

De plus, les membres ont précisé qu’il faut prendre le temps d’écouter et de parler à nos évêques. Il faut faire attention de ne pas poser un jugement sans savoir ce qui s’est passé. En même temps, on devrait prendre plus les devants dans nos discussions avec les évêques, prendre un peu d’initiative, reprendre du leadership en tant que conseil national en réaffirmant notre mission pour préserver et sauver Développement et Paix. Compte tenu des événements récents, surtout les déclarations du Ministre Fantino concernant les orientations de l’aide canadienne au développement, le conseil national suggère également de réagir face à la position du gouvernement canadien sur l’aide au développement.

Enfin, malgré tout ce que les membres ont vécu, deux mots sont sortis de la réflexion : espoir et opportunité.  On nous appelle au courage, au leadership et à la relance. Les membres demandent qu’une action concrète soit exprimée par le conseil national, mais cette action doit mener à un renouveau et à une guérison des plaies ouvertes.

Contribution du comité de réflexion théologique

Une déclaration a été présentée par le comité avec des demandes. Le comité ne sait plus à quoi il sert. Dans le contexte actuel, dans l’Église, au Canada, il faut repenser notre message et l’adapter au langage d’aujourd’hui. De quoi avons-nous besoin comme organisation du point de vue théologique? Beaucoup de travail a été fait par le comité mais il ne semble ne pas servir à grand-chose. Le comité annonce un moratoire sur ses activités en attendant de mieux comprendre le rôle et voir des résultats. Nous avons besoin de clarté en tant que conseil national aussi.

 

Samedi 1er décembre 2012

Finances et administration

Rapport du comité des finances et de vérification

Le rapport soumis par le comité des affaires financières et de vérification couvre les activités financières de la dernière année, jusqu’au 31 août 2012. Le rapport des vérificateurs est également soumis pour adoption sur recommandation du comité. La vérification a eu lieu cet automne et s’est très bien déroulée, étant la seconde année avec cette nouvelle équipe de vérification. L’année a terminé avec un déficit de 1,88 millions $ comparativement au déficit de 1,25 millions $ en 2011. Ce déficit était prévu dans le cadre du budget de restructuration, ajusté et voté en juin 2012 afin de permettre un programme de désengagement auprès des partenariats internationaux ainsi qu’un programme de départs anticipés pour les employés de longue date. Le budget ajusté permettait également la conservation sur trois ans de certains programmes stratégiques d’appui au membership, dont un personnel d’animation accru et des nouvelles initiatives comme celle des écoles catholiques. Les revenus pour l’année étaient donc de 27 millions $,  y compris les revenus pour des campagnes de secours d’urgence, et les dépenses ont été de 28,96 millions $.

Revenus du carême 2012

Les revenus du carême en date du 31 août sont de 8 300 432 $, comparativement à 8 330 329 $ pour l’année précédente. On peut donc dire que les revenus sont stables, toutefois comme il y a des variations dans certains diocèses, le comité des finances se penchera sur ces résultats pour étudier ces variances et en tirer certains constats sur l’évolution de la campagne et de ses tendances partout au pays.

Assemblée annuelle des membres nationaux

Sur recommandation du comité des finances et de vérification, le rapport des vérificateurs et des états financiers vérifiés sont adoptés à l’unanimité par l’assemblée. La nouvelle composition du conseil national est adoptée à l’unanimité et par le fait même les nouveaux membres élus au conseil, tel que présentés par leurs assemblées régionales respectives.

Discussion sur la gouvernance

Le groupe de travail sur la gouvernance a mis de l’avant différentes résolutions concernant la gouvernance.

La première cherche à élargir la composition du comité exécutif afin d’assurer une représentation régionale adéquate et en raison des difficultés associées au petit nombre de personnes au comité. On propose de remplacer l’évêque qui ne siègera plus au conseil national. On propose également d’ajouter trois personnes au comité exécutif, avec droit de vote, ce qui amènerait la composition du comité exécutif à 7 personnes.

Cette proposition est adoptée à l’unanimité et ces changements devront être ratifiés dans les statuts et règlements.

Une seconde proposition est d’élargir et changer la composition du comité permanent de liaison auprès de la CECC afin d’avoir la contribution d’un membre du comité de réflexion théologique ainsi que d’assurer un rôle du président sortant afin d’assurer une continuité avec le travail du comité sur la dernière année.

Cette proposition est adoptée à l’unanimité.

Rapport de l’équipe de direction : mise à jour sur la restructuration et plan d’action

La direction a présenté son analyse de la situation actuelle, identifié les défis qui s’annoncent dans l’année à venir et a proposé des pistes d’action pour l’année 2012-2013. La mise à jour sur la restructuration a permis aux membres du conseil national de suivre la mise en œuvre du processus lancé depuis juin dernier, y compris les questions d’intégration, de réorganisation et de relance des programmes internationaux et au Canada, ainsi que les questions de ressources humaines. Au total, 11 personnes ont bénéficié du programme de départ anticipé acceptant l’offre qui a été offerte au personnel de longue date. Il reste encore un certain nombre de postes clés à combler et c’est actuellement la priorité afin de pouvoir mettre en œuvre le plan d’action.

Démarche de réflexion nationale

Dans la période actuelle, dans la vie et l’histoire du mouvement, on vit un questionnement profond, ce qui justifie un processus, une démarche de réflexion nationale qui mènera à une réaffirmation de l’identité, de la mission et des actions de l’organisation. La démarche proposée par la direction et soumise au conseil national vise à impliquer le plus grand nombre de voix possibles (membres, personnel, donateurs, personnes engagées envers Développement et Paix)  pour nous poser les questions nécessaires sur notre identité et notre rôle ainsi que ses implications pratiques. Que signifie être une organisation catholique de coopération internationale en 2012 et quelles sont les implications, en termes d’action sociale, de plaidoyer et de solidarité internationale? La démarche se déroulera sur un an, menant à une rencontre nationale vers la fin 2013 ou début 2014.  L’objectif est de créer un espace d’ouverture et une démarche qui nous unissent. Les membres du conseil national devront être directement impliqués dans le développement de ce projet de réflexion. Bien que dans son ensemble, le conseil soit en faveur d’une telle démarche et rassemblement, il est certain que plusieurs membres veulent une action immédiate et non seulement une rencontre qui peut sembler éloignée dans le temps.

Il y a un certain nombre de risques associés à cette démarche et pour qu’elle soit réaliste et réalisable, plusieurs détails devront être réglés et clarifiés. Dans le contexte actuel, avons-nous les ressources humaines nécessaires pour mettre en œuvre le processus ? Quel est le lien ou la coordination avec l’assemblée d’orientation? Il y a également un risque de duplication des processus et démarches. Ces questions seront intégrées dans la finalisation de la proposition. L’approbation finale de la démarche sera faite par le conseil national de mars 2013.

Mise à jour sur les appels de secours d’urgence : Corne de l’Afrique et Sahel

L’agente des communications, Kelly Di Domenico, qui a voyagé en Éthiopie et au Kenya en 2011 ainsi que dans la région du Sahel en 2012, notamment au Niger et au Mali, a présenté la chronologie d’une crise d’urgence et comment Développement et Paix a répondu a ces deux situations. Développement et Paix, en partenariat avec les autres agences sœurs du réseau Caritas est intervenu tôt au Sahel et sonne l’alarme des le printemps 2012. Malgré très peu de couverture médiatique, la campagne a recueilli 2,1 millions $ du public canadien et grâce à notre collaboration avec la CFGB (Canadian Foodgrains Bank) et leur contribution aux programmes d’urgence du réseau Caritas, nous avons pu venir en aide à plus de 900 000 personnes en crise alimentaire. De plus, Développement et Paix a été le plus grand donateur aux appels du réseau Caritas et l’une des agences canadiennes à recueillir le plus de fonds pour cette crise.

Une équipe de la télévision Salt+Light a accompagné notre personnel sur le terrain au Niger l’été dernier. Il en est résulté des outils audiovisuels, dont certains sont disponibles sur le site web de Développement et Paix. Le travail se poursuit dans la région avec un programme ambitieux de relance agricole et de réhabilitation et transition vers des activités de développement durable qui se fera sur deux à trois ans. C’est important de toujours saisir les occasions de mieux expliquer aux donateurs et au grand public, l’importance des activités de transition qui se font après l’étape de la première urgence. De par l’intervention précoce des organisations de la communauté humanitaire internationale, une famine a pu être évitée.

 

Dimanche 2 décembre 2012

Élections des comités

Le nouveau comité exécutif de Développement et Paix est composé de Pat Kennedy (Terre-Neuve-et-Labrador) comme président, Ariane Collin (Jeunesse francophone) comme vice-présidente, Wambui Kipusi (Ontario) comme trésorière, Ray Temmerman (Manitoba) comme secrétaire, Robert Thomson (Ontario), Dick Mynen (Colombie-Britannique) et Gilles Halley (Nouveau-Brunswick) comme membres supplémentaires au comité exécutif

Selon les changements proposés au cours de la rencontre, le comité permanent de liaison auprès de la CECC sera dorénavant composé du président, Pat Kennedy, de Ron Breau (président sortant), Madeleine Pothier-Picard, Dick Mynen et Darlene O’Leary.

Tous les autres comités du conseil national ont également été constitués : Comité de réflexion théologique, de fonctionnement, de gouvernance, des programmes internationaux et des programmes au Canada, ad hoc sur la diversité ainsi que le comité des finances et de vérification.

Résolutions du conseil national

En conclusion de la rencontre, le conseil a adopté trois résolutions :

La première résolution émanant de la base du conseil national porte sur la mise en œuvre d’une action de plaidoyer à l’échelle nationale en réponse à la position sur l’aide internationale mise en avant par le nouveau ministre responsable de l’ACDI.

La deuxième résolution provient du comité permanent de liaison auprès de la CECC qui propose une déclaration affirmant notre double mandat, notre identité catholique et laïque et notre engagement envers le plaidoyer, nos partenaires du Sud et notre collaboration avec les évêques canadiens.

La troisième résolution propose que Développement et Paix s’engage à élargir sa base de donateurs d’ici au 50ème anniversaire afin de réduire notre dépendance sur les sources de financement traditionnelles.

Reconnaissance des membres

À cette rencontre du conseil national, les personnes suivantes ont reçu une reconnaissante particulière : St-Claire et Clara Duffy, de Charlottetown, pour leur engagement de longue date et leur dévouement au travail de Développement et Paix dans leur paroisse et dans tout le diocèse.

En terminant, une reconnaissance et un remerciement particuliers sont faits à l’endroit de deux membres qui terminent leur mandat au conseil national, soient Lise F. Meunier et Pat Hogan. Un mot de remerciement a été prononcé au personnel de Développement et Paix qui travaille sans relâche au soutien de la mission et aux objectifs de l’organisation.

 

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Une réponse à “COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU CONSEIL NATIONAL DE DP

  1. LE CHAT SORT DU SAC:
    BENOIT XVI MET AU PAS LES ORGANISATIONS CATHOLIQUES
    Motu proprio : les institutions caritatives doivent respecter la doctrine catholique
    Par un Motu Proprio rendu public par le Bureau de presse du Saint-Siège le 1er décembre 2012, Benoît XVI établit une série d’indications pour encadrer l’exercice de la charité dans l’Église. Il demande notamment le respect de la doctrine catholique de la part des personnes et institutions engagées dans ce domaine.

    Selon Benoît XVI, le service de la charité fait partie des priorités de l’Église car il s’agit d’une « dimension constitutive » de sa mission. C’est pour combler les lacunes dénoncées en 2005 dans sa première encyclique Deus Caritas Est, consacrée à la charité, que le pape a ainsi publié le Motu Proprio « De Caritate ministranda », daté du 11 novembre 2012, afin de définir un cadre juridique organique « qui soit plus apte à ordonner, dans leurs lignes générales, les différentes formes ecclésiales organisées du service de la charité, qui sont étroitement liées à la nature diaconale de l’Église et du ministère épiscopal ».

    Selon l’article premier de ce Motu Proprio, « les fidèles ont le droit de s’associer et de fonder des organismes qui réalisent des services de charité spécifiques » mais « ils doivent soumettre leurs statuts à l’approbation de l’autorité ecclésiastique compétente » et observer, « dans le cadre de leurs activités, les principes de la doctrine catholique », avec l’impossibilité « d’accepter des engagements qui d’une façon ou d’une autre puissent conditionner l’observance de ces dits principes ».

    La part consacrée au devoir et aux responsabilités des évêques constitue la part la plus importante de la lettre apostolique sous forme de Motu Proprio de Benoît XVI, car les évêques, « en qualité de successeurs des apôtres, portent la responsabilité première de la mise en œuvre » de la charité. « Pour garantir le témoignage évangélique dans le service de la charité, précise-t-il, l’évêque diocésain doit veiller à ce que tous ceux qui œuvrent dans la pastorale caritative de l’Église, outre la compétence professionnelle nécessaire, témoignent d’une vie chrétienne et d’une formation du cœur qui manifeste une foi opérante dans la charité ».

    Interdiction possible du mot « catholique »
    L’évêque a enfin une autorité de coordination et de contrôle, moral et financier, des associations existantes. Ainsi, selon l’article 11, l’évêque « est tenu, si nécessaire, de porter à la connaissance de ses propres fidèles que l’activité d’un organisme de charité déterminé ne répond plus aux exigences du magistère de l’Église, en interdisant en conséquence l’usage du mot « catholique » et en adoptant les mesures nécessaires dans les cas de responsabilités personnelles ».

    Ce texte intervient quelques mois après un décret publié le 2 mai 2012 par la Secrétairerie d’État du Saint-Siège, qui renouvelait le cadre juridique de Caritas Internationalis, au terme de plusieurs mois de discussions visant à accentuer la fidélité de l’organisation caritative avec la doctrine de l’Église et améliorer sa transparence financière.

    apic/imedia

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