Des enjeux de fond dans la crise à Développement et paix

Par Lucille Plourde, Constance Vaudrin, Gérard Laverdure, Normand Breault, membres de DP

La crise que vit DP depuis déjà quelques mois, sinon quelques années, nous préoccupe grandement. Le virage à droite, dans lequel l’Église s’engage de plus en plus, affecte désormais DP et tout le réseau de Caritas Internationalis. Une question s’impose à nous, membres de ce mouvement: DP demeurera-t-il une ONG de solidarité et d’ouverture au monde ou deviendra-t-il un outil de propagande identitaire catholique?

Version anglaise: Fundamental issues

L’IDENTITÉ CHRÉTIENNE

Certains, qui se disent les seuls vrais catholiques, les «real catholics», exigent que la CECC «nettoie» D&P de ses impuretés progressistes (Moment de grâce, p. 1). Ces accusations visent donc tous les chrétiens qui, dans leur engagement social et en leur âme et conscience, se réclament de l’Évangile. Ce dernier n’est-il pas notre référence ultime, la source à laquelle nous avons accès, chacun dans sa langue, depuis le Concile Vatican II (1962-65)?

Que trouve-t-on dans la vie, l’enseignement et la pratique de Jésus? Gratuité, liberté, libération, inclusion et grand respect pour chaque personne et sa conscience, même à l’endroit des personnes qui ne le suivaient pas et que ses disciples voulaient faire taire. Jésus faisait confiance aux humains : jugez donc de tout par vous-mêmes, dira-t-il (Lc 12, 57).

Jésus est allé au-delà du «partage du pain»; au péril de sa vie, il a dénoncé les oppressions et les injustices — «tous les jougs», disait Isaïe 58, 6-7 — de son temps. À la «pureté de la doctrine et des lois» défendue par les grands prêtres et les pharisiens, Jésus a préféré la solidarité avec les exclus. On lui reprochera d’ailleurs de se tenir avec n’importe qui, les «impurs», les non orthodoxes (Lc 5, 27-32; 7, 34-35 et Mc 2, 15-17). Ses rares colères, il les a adressées aux chefs religieux tatillons sur la morale et la lettre de la Loi (Mt 23). Pour nous aujourd’hui, c’est fondamentalement la fidélité au message de l’Évangile (1) qui est en jeu dans cette «affaire d’orthodoxie catholique», affaire qui déborde largement la crise à DP. Être chrétien, n’est-ce pas, en effet, d’abord et avant tout suivre Jésus, être son disciple, chercher à pratiquer son ouverture aux autres ?

ESPRIT de VATICAN II ET CRÉATION de DP

Cet esprit évangélique et ses priorités ont été retrouvés et réaffirmés dans l’Église lors du Concile Vatican II (1962-65) qui a regroupé les 2500 évêques de la planète. Dans des textes comme l’Église dans le monde de ce temps, le «peuple de Dieu» a retrouvé sa place  fondamentale, et l’Église s’est décentrée d’elle-même, de ses sécurités, pour s’ouvrir au monde et marcher avec lui. «Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des humains de ce temps, des pauvres surtout, et de tous ceux qui souffrent» sont aussi les nôtres.

C’est dans cette mouvance conciliaire que les évêques canadiens, brassés par leurs rencontres avec certains pasteurs latino-américains, ont créé DP,  en «partenariat» avec les laïcs. Dès le départ, ce sont ces derniers qui se sont vus confier la mission de combattre l’injustice dans le monde, à mieux en faire connaître les mécanismes, à appuyer des groupes engagés auprès des appauvris en quête de libération au Sud et à lutter avec ces derniers contre les causes qui se trouvent souvent au Nord. D’où l’impérieuse nécessité des campagnes d’éducation au Nord et des dénonciations des structures d’injustice, politiques, sociales et économiques.

DP a reçu le mandat de faire prendre conscience aux baptisés, en particulier aux pratiquants du dimanche, que la foi en Christ comprend une dimension d’engagement social et politique afin de rendre la société mondiale vraiment humaine (2). DP était alors une concrétisation de cet engagement pour la justice. Et, dans les années 70 et 80, les évêques canadiens ont fait de nombreuses interventions dans ce même esprit.*

CHANGEMENT DE CAP

Au-delà des attaques de groupes catholiques intégristes,  un fort vent souffle du Vatican qui tend à refermer l’Église sur elle-même dans un réflexe de peur et de repli identitaire et à lancer ses troupes conquérantes à l’assaut du monde païen. Ce fut particulièrement évident lors de la dernière rencontre internationale des Caritas à Rome.

De signe d’ouverture gratuite et de solidarité universelle, DP devrait devenir organe de propagande, faisant en priorité la promotion des enseignements du pape et de la morale catholique, adoptant ainsi un fonctionnement de secte prioritairement vouée à la défense de sa vérité au détriment de ses partenaires.

Il faudrait désormais mettre l’accent sur le dépannage des pauvres, l’urgence, sans se demander pourquoi ils/elles sont si nombreux et de plus en plus pauvres. Il ne faudrait donc plus agir sur les causes des injustices, ni appuyer la promotion de leurs droits, ni lutter pour changer les «structures de péché» qui tiennent des milliards de personnes en quasi-esclavage. On reviendrait alors à la charité/dépannage sans questionner ni dénoncer les puissants de ce monde pour ne pas nous les mettre à dos. DP et ses partenaires dérangeraient trop.

COLLÉGIALITÉ ET «NIHIL OBSTAT» (droit de véto/demande de permission)

Quant au fonctionnement en «collégialité» décidé clairement au Concile Vatican II, il y a longtemps qu’on l’a enterré à tous les niveaux dans l’Église. Même DP, organisme qui se voulait démocratique au départ, en fait les frais avec des prises de décisions unilatérales de la part de la direction en complicité avec le secrétariat de la CECC. Même le conseil national est tenu à distance. La culture ecclésiale du secret, du huis clos, a contaminé DP. C’est ainsi que risque de se prendre bientôt la grave décision de donner un «droit de véto» aux évêques des diocèses sur les partenariats, comme si la société appartenait aux évêques. Ces derniers pourraient, à partir de simples soupçons ou d’une quelconque incompatibilité, faire rayer de la liste tel ou tel partenaire. N’est-ce pas ce qui s’est produit ce printemps, quand le Centre PRODH a été largué par DP. L’ont emporté, après vingt ans de partenariat, les doutes exprimés par le cardinal Norberto Carrera de Mexico, à l’encontre des résultats d’une enquête officielle conduite par trois évêques qui, en 2009, avaient trouvé non fondées les accusations portées contre ce centre. C’est le règne de l’arbitraire et de l’injustice qui s’installe.

Vatican II a insisté lourdement sur la responsabilité du «peuple de Dieu», donc  de tous les baptisés, dans la poursuite de la mission de Jésus. Nous sommes l’Église ensemble. Nous en sommes tous et toutes responsables. Et comme Paul, au nom même de l’Évangile, nous pouvons contester Pierre et les évêques quand ils ne sont plus dans l’esprit de l’Évangile ou abusent de leur pouvoir. Nous avons été appelés à la liberté et entendons participer pleinement, comme sujets, aux défis et débats actuels qui agitent notre Église.

MOMENT DE GRÂCE! … VRAIMENT?

Le document «Moment de grâce» a été produit par un groupe de travail mandaté par le Conseil National de DP pour «élaborer une stratégie de réponse globale» aux attaques du site LifeSiteNews.com (LSN) contre DP. Ce site accusait des partenaires de DP, en particulier au Mexique, de faire la promotion de l’avortement. Ce document daté du 10 novembre 2010 fut déposé au Conseil National en juin dernier. Vous pouvez le consulter sur le blogue soutenonsdetp.wordpress.com

Un bref historique introduit le document. On y affirme que «Si, dans l’ensemble, les dirigeants et la plupart des évêques canadiens appuient D&P, plusieurs évêques ont exprimé des inquiétudes au sujet du mandat ou de l’orientation de notre organisation et de notre financement… il est clair que si ce point de vue venait à se répandre, D&P serait changé du tout au tout». Peut-on être plus clair? D&P risquerait alors d’y perdre son identité, son âme. Par la suite, le groupe de travail présente quatre blocs de propositions. Les paragraphes qui suivent présentent nos remarques sur ces dernières.

A) Relations de D&P avec nos partenaires

Moment de grâce dit:

Lors de la réunion du Conseil permanent de la CECC les 17 et 18 juin, les évêques ont insisté sur l’importance de «…déterminer si des partenaires de D&P avaient été impliqués dans des activités contraires aux enseignements de l’Église et sur la nécessité pour D&P de se doter de critères fondés sur des principes moraux en matière de collaboration

L’archevêque Collins a lui aussi évoqué ce problème dans une lettre adressée à DP le 24 juillet 2009: «Les organismes qui administrent ces projets doivent aussi être en harmonie avec les principes de notre foi catholique». (pp. 2-3)

Nous disons:

En page 3 de Moment de grâce, nous notons une fluctuation inquiétante dans l’opinion des rédacteurs du document qui, après les extraits ci-haut mentionnés, prennent à leur compte l’extrait suivant de Principes de base et orientations (novembre 1982) qui  affirme: «…D&P, dans son objectif de coopération au développement, ne souhaite faire aucune distinction entre les bénéficiaires de cette coopération.» et que «D&P peut compter sur les compétences de professionnels hautement qualifiés, y compris les chargés de projets qui connaissent intimement leurs domaines de responsabilités».

De plus, cette «orientation théologique de base» contredit leurs recommandations 1 à 6 qui visent essentiellement à mettre en place un système de contrôle minutieux, sinon tatillon, – protocoles, surveillance des sites internet, des articles de journaux – pour repérer les situations «moralement délicates» (principalement l’avortement et la morale sexuelle). Pourtant, ces mêmes personnes acceptent que toutes ces mesures de contrôle soient appliquées pour éviter les attaques de «ces individus (qui) ne font pas de visite «sur place» ni d’inspection en personne, et n’interviewent pas nos partenaires ni n’ont de contact direct avec eux». On ajoute même que ces gens «ne comprennent pas nos partenaires» (p.5).

B) Relations de D&P avec les évêques ou les conférences épiscopales dans le Sud

Moment de grâce dit:

Encore une fois, la Commission d’enquête aborde la question. On peut lire dans son rapport « … que DP favorise de bonnes relations avec les évêques… tout en travaillant étroitement avec Caritas Internationalis». (p 6)

Nous disons:

Sous prétexte de «bonnes relations avec les évêques» du Sud, la tendance lourde semble être de leur accorder un droit de véto («nihil obstat»). L’expérience dramatique du Centre PRODH de Mexico a démontré que l’archevêque du lieu, Norberto Carrera, a bel et bien appliqué un droit de véto sur ce centre de défense des droits humains. Des motifs idéologiques et moraux, en particulier «la dépénalisation de l’avortement» (p.10) sont très souvent à la base de ces jugements.

Pour nous, la responsabilité finale du choix des partenaires et des projets doit rester à D&P. Voir le paragraphe «Collégialité et «nihil obstat» plus haut.

C) Relations de D&P avec la CECC, et notre mandat

Moment de grâce dit:

Dans son rapport, la Commission d’enquête a évoqué cette question :  «…Reconnaissant les bonnes relations et communications qui existent déjà entre D&P et la CECC, nous encourageons D&P à faire en sorte de tenir des consultations plus complètes avec les évêques du Canada et en particulier les deux évêques qui sont nommés au conseil national. » Par conséquent, nous « … recommandons à la CECC de continuer à soutenir l’organisation qu’elle a fondée il y a plus de 40 ans ». Section C  recommandations 7 à 16

Nous disons:

Les rédacteurs du document proposent donc le maintien des pratiques et orientations et non le changement proposé par les visions divergentes de quelques évêques (qui voudraient «refonder») et de quelques mouvements doctrinaux purs et durs (qui voudraient «nettoyer»). Quelques questions: D&P est-il «le volet du développement» des seuls évêques ou plutôt de l’Église canadienne qui ne se réduit pas aux évêques?  Au bas de la page 9, ne parle-t-on pas de D&P «comme un mouvement laïque national agissant pour la justice sociale et la solidarité»?

Des relations plus étroites et le dialogue avec les évêques sont souhaitables, mais D&P ne doit pas devenir une succursale du Secrétariat de la CECC et du Vatican. Nous comprenons que des millions de dollars, recueillis principalement auprès des catholiques pratiquants, supposent la précieuse collaboration des évêques diocésains, et que certains voudraient voir tout cet argent investi ailleurs…

D) Réflexions internes et formation à D&P

Moment de grâce dit:

«La Commission d’enquête encourage «…le personnel de D&P à acquérir une saine et solide compréhension de la doctrine sociale de l’Église. C’est le seul moyen de rétablir la confiance des catholiques » (p. 10 ).

Nous disons:

Les catholiques auraient-ils vraiment perdu confiance en D&P? Ne s’agit-il pas plutôt le fait de quelques radicaux qui veulent le «nettoyer»? Le personnel de D&P aurait donc une «malsaine» compréhension de la doctrine catholique? La haute direction de D&P devra-t-elle vérifier la «pureté catholique» de ses employés? L’encyclique «Caritas in veritate»  –  très limitée dans son analyse sociale et qui ne cible pas les «structures collectives de péché» – remplace-t-elle désormais l’Évangile, le Concile Vatican II et les encycliques sur la justice sociale?

Moment de grâce dit encore:

Articuler – comme pratique courante – qu’au sein de D&P, sur les questions d’adhésion à la foi ou aux valeurs catholiques :

– le directeur général est le seul porte-parole autorisé à parler aux médias sur ces sujets;

– si une question se pose, le directeur du service concerné doit en informer promptement le directeur général;

– des rapports complets sur ces questions ou incidents sont présentés au conseil national au moins une fois par an.

En bref, élaborer une politique de relations de presse, y compris les nouveaux médias sociaux. (Recommandation 19, p.11)

Nous disons:

La stratégie de communication médiatique proposée, faisant relever du seul directeur reconnu l’unique porte-parole sur ces sujets, est une copie conforme de l’approche du Vatican, de la CECC et de tout gouvernement refusant la transparence face à la population et aux media. Tout est sous contrôle par en haut et tout le monde doit respecter la «ligne de parti», alors que «Caritas in veritate» prêche fortement la transparence.

—————-

Le document se termine sur une citation émettant le vœu que cette féroce opposition ne vienne pas «gaspiller» le «précieux trésor» qu’est D&P (p.12).

Nous, nous pensons que la crise peut se transformer vraiment en «un moment de grâce»… si, et seulement si, les membres de D&P peuvent assumer pleinement leur membership et réfléchir sérieusement aux enjeux de cette crise.

NOTRE CONCLUSION

En résumé, le document Moment de grâce incite à renouveler DP, non pas en fonction de son mandat de solidarité avec les partenaires du Sud et du Nord, mais pour rendre notre organisation la moins vulnérable possible aux attaques de radicaux qui ne méritent pas d’attention véritable (attitude défensive). Il nous incite à constamment rechercher une pureté toute  théorique plutôt que de poursuivre librement nos actions de libération (attitude d’ouverture).

À l’instar des Pères du concile qui ont rapidement mis de côté les schémas préparés par la Curie romaine, le CN devrait mettre de côté ce texte frileux et repartir à neuf sa réflexion. Il nous faut, membres du CN, personnel et «simples membres» consolider DP dans son mandat original. C’est une question de fidélité à sa pratique éprouvée de partenariats aux effets positifs pour les populations appauvries ainsi qu’à son travail d’éducation et d’action permettant aux catholiques d’ici de vivre la dimension sociale de leur adhésion de foi.

—————

 

(1)  Voir les deux volumes d’Albert Nolan : Jésus avant le christianisme et Suivre Jésus aujourd’hui. De même Être chrétien de Hans Küng et ses Mémoires.

(2)  Encycliques La Progression des Peuples (Paul VI, 1967), Synode sur la justice dans le monde (1971) et «Sollicitude pour la question sociale» (Jean-Paul II, 1987).

* A la fin de 1983, la Commission des Affaires sociales de la CECC publie Choix éthiques et défis politiques : réflexions éthiques sur l’avenir de l’ordre socio-économique du Canada :

1)    «Être présent et écouter les expériences des pauvres, des marginalisés et des opprimés de notre société;

2)    Faire une analyse critique des structures économiques, politiques et sociales qui sont la cause de la souffrance humaine;

3)    Porter des jugements sur les valeurs et les priorités sociales à la lumière des principes évangéliques et de l’enseignement social de l’Église;

4)    Stimuler la réflexion et l’action créatrice en ce qui a trait à des visions et des modèles nouveaux, en vue du développement social et économique;

5)    Agir en solidarité avec les groupes populaires dans leurs luttes pour la transformation des structures économiques, politiques et sociales qui sont une source d’injustice.»

Lucille Plourde, Constance Vaudrin, Gérard Laverdure, Normand Breault, membres de DP

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3 réponses à “Des enjeux de fond dans la crise à Développement et paix

  1. Charles-Eugène Bergeron

    L’être avant l’avoir ( Un commentaire)

    Les  » détracteurs » de Développement et Paix exigent plus de transparence au sujet des partenaires et politiques de partenariats de l’organisme. Le paradoxe est que ce sont – de l’interne du mouvement – des membres oeuvrant à la sauvegarde de Développement et Paix dans son intégralité, qui ont le plus le souci de transparence. Cette divulgation publique du document de travail  » Moment of Grace », ne manquera pas de créer un malaise du côté des gens qui font de Développement et Paix un enjeu de pouvoir et d’influence et non pas de service égalitaire et solidaire avec les pauvres et les exclus, en lesquels de Christ Vivant se retrouve aujourd’hui.

    Les deux camps exigent une « réforme » de Développement et Paix dans ce qu’ils considèrent en accord avec les valeursd de l’Évangile. De plus ils ont tous deux à coeur d’amoindrir l’influence d’une bureaucratie et d’un certain corporatisme qui mine la crédibilité de ce  » joyau de lÉglise catholique canadienne ».

    Les membres de la CECC, qui n’ont d’autre choix que d’avoir aussi leur propre bureaucratie dotée de 41 employés, sont-ils à l’aise avec l’accroissement à Développement et Paix d’une culture du secret et l’épaississement du voile corporatif qui précarise les partenariats, alourdit les relations de travail et fragilise le sentiment d’appartenance des membres? La solidarité avec les pauvres et les exclus dans ce monde injuste est-elle strictement l’affaire de spécialiste dans l’industrie de la coopératoin internationale; de professionnels? Notre mouvement de membres veut que ce soit aussi l’affaire de toute personne de bonne volonté. De ce fait, notre mouvement laïc évangélise sans faire de prosélytisme: Nos membres font grandir un « Amour qui n’attend rien en retour ». Cela n’est-il pas très proche parent du véritable amour chrétien, de l’Agapè?

    Nos détracteurs pointent du doigt indiféremment  » les évêques »; certains évêques canadiens se servent-t-ils de cet intermédiaire de la mouvance conservatrice pro-vie et de ce « bouc-émissaire commode » pour vilipender indifféremment une majorité d’évêques qui ne pensent pas comme eux au sujet d’une « culture de la vie »? Cela serait une bonne façon de détruire l’unité en Église sans en porter l’odieux IL n’y a pas pire ami du Christ que les christianismes. Les véritable disciples de Jésus seront reconnus à ce signe:  » Que vous avez de L,amour les uns pour les autres (Jean-13,35) » La Vérité sans la charité durcit les coeurs. La Charité sans la vérité pourrit le coeurs. La Vérité avec la Charité fait fleurir les coeurs. Ayons donc l’audace de la transparence, Ce sera ainsi du regard sans détour et à visière levée de véritable charité « qui n’attend rien en retour « , que jaiilira la lumière et et la joie d’être ce que nous sommes, même si à court ou moyen terme peut en souffrir ce que nous avons à notre disposition pour mettre au service des pauvres.

  2. Michelle Beauchemin

    Merci et continuez votre excellent travail. Une chance que vous êtes là pour nous transmettent des informations, explications, commentaires qui nous aident à suivre la situation et à comprendre l’ensemble des enjeux et complexités. Nous les membres actifs des groupes locaux qui sommes impliqués en paroisses et dans nos communautés on ne reçoit pas d’informations ni du National ni de nos animateurs. Continuez nous avons besoin de vous.
    Michelle Beauchemin, Granby

  3. Je lis «les deux camps (??) exigent une réforme».
    En fait il y a des «reals catholics» (on doit être les faux…), selon leur propre expression, dont le site LifeSiteNews se fait le porte-voix principal, qui souhaitent «nettoyer» DP jugé trop progressiste et pas assez collé à la morale de l’Église dans le choix de ses partenaires dont plusieurs sinon beaucoup n’on pas un «crédo catholique», n’étant pas catholiques. On dit qu’ils sont «plus catholiques que le pape» selon l’expression populaire. Mais ils ne sont pas une organisation catholique ni reliés en aucune façon à l’Église catholique. D’ailleurs leur «agenda politique» déborde largement la question de l’avortement et rejoint celui de l’extrême droite républicaine aux États-Unis.
    Et il y a le groupe des 4 et plusieurs organisations catholiques (Entraide missionnaire, Association des Religieuses pour les droits des femmes, le Réseau Culture et Foi, le Réseau des Forum André Naud et d’autres (voir les interventions du printemps sur ce bloque) dont les 1200 qui ont soutenu la pétition d’appui aux évêques et qui sont membres de l’Église catholique, afin de MAINTENIR DP dans ses orientations et pratiques selon les objectifs de ses fondateurs. Changer cela correspond à changer fondamentalement DP comme l’affirme le document Moments de grâce dans son introduction.
    Quelques évêques et le secrétariat de la CECC à Ottawa semblent vouloir profiter des attaques contre DP pour pousser leur agenda de changement radical de la personnalité de DP et en faire une «succursale» de la CECC passant outre à la structure démocratique de DP. Gérard Laverdure

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